01 mars - 30 avril
lun 7.30 - 19.00
mar 7.30 - 19.00
mer 7.30 - 19.00
jeu 7.30 - 19.00
ven 7.30 - 19.00
sam 7.30 - 19.00
dim 7.30 - 19.00
01 mai - 30 septembre
lun 7.30 - 20.30
mar 7.30 - 20.30
mer 7.30 - 20.30
jeu 7.30 - 20.30
ven 7.30 - 20.30
sam 7.30 - 20.30
dim 7.30 - 20.30
01 octobre - 31 octobre
lun 7.30 - 19.00
mar 7.30 - 19.00
mer 7.30 - 19.00
jeu 7.30 - 19.00
ven 7.30 - 19.00
sam 7.30 - 19.00
dim 7.30 - 19.00
01 novembre - 28 février
lun 8.00 - 17.00
mar 8.00 - 17.00
mer 8.00 - 17.00
jeu 8.00 - 17.00
ven 8.00 - 17.00
sam 8.00 - 17.00
dim 8.00 - 17.00
L’église Saint-Michel est considérée comme l’une des plus anciennes églises du nord de la France. Son établissement remonte à l’époque carolingienne, avec un premier édifice en bois entouré d’un cimetière. Le vocable de Saint-Michel semble également hérité de cette période, l’archange étant alors particulièrement vénéré.
Aux Xe-XIe siècles, un édifice roman en pierre est construit selon un plan basilical, avec une nef et des bas-côtés. Au XIIe siècle, le clocher-porche est édifié sur la façade occidentale, témoignant d’une tradition architecturale régionale. Aux XIIIe et XIVe siècles, l’église est agrandie, notamment avec l’ajout d’une échauguette, probablement décorative ou destinée à l’accès aux combles. Le chœur et les chapelles nord sont construits aux XVe et XVIe siècles.
En 1520, un incendie ravage l’édifice, entraînant de nouvelles restaurations.
Au XIXe siècle, l’augmentation de la population conduit à un nouvel agrandissement qui donne à l’église sa forme actuelle d’église-halle. Les XXe et XXIe siècles sont ensuite marqués par plusieurs campagnes de restauration.
Remaniée et agrandie à de nombreuses reprises, l’église Saint-Michel présente aujourd’hui une architecture hétérogène, témoignant de plus d’un millénaire d’histoire.
Posé en 1948, ce vitrail présente Notre-Dame de Flines dans une lancette et, dans l’autre, la comtesse Marguerite de Constantinople offrant à saint Bernard l’abbaye de Flines, fondée au XIIIᵉ siècle. Dans le meneau figurent les armes de l’abbaye cistercienne, reprenant le lion des Flandres, dont relevaient les terres de Flines. Détruite à la Révolution, l’abbaye était la nécropole de plusieurs comtes de Flandre.
Sous la charpente, plusieurs blochets sculptés sont visibles. Ces pièces de bois, destinées à renforcer la structure, sont souvent ornées à partir du XVe siècle dans le Hainaut et l’Oise. Datés de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle, ceux-ci représentent des personnages anonymes ou des armoiries, témoignant du soin apporté au décor de l’édifice.
Ces fonts baptismaux en grès datent de 1554. De style Renaissance, ils présentent une cuve ovoïde ornée d’un décor végétal, reposant sur une colonnette décorée de palmes. Celle-ci prend appui sur une base rectangulaire ornée d’angelots sculptés, motifs caractéristiques de la Renaissance. Le couvercle métallique, en forme de dôme, complète cet ensemble caractéristique de l’époque.
L’église de Flines-lez-Râches conserve un riche mobilier du XVIIIe siècle. Les confessionnaux de style Louis XV côtoient les boiseries des autels latéraux, dédiés au nord à la Vierge et au sud à saint Michel, patron de l’église. La chaire au style épuré et les stalles, ornées d’angelots et de motifs végétaux, datent également de cette période. Un dais de procession richement sculpté dans le style rocaille complète cet ensemble.
L’église compte douze colonnes, dont huit, en pierre bleue de Tournai, commencent à être construites dès le XIIe siècle. Leurs chapiteaux présentent un décor végétal composé de quatre feuilles et de crochets aux angles. S’ils suivent ce même vocabulaire, chaque chapiteau possède un décor unique. Les quatre autres colonnes, réalisées au XIXe siècle lors de l’agrandissement de l’église, en sont des imitations.
Dans l’une des chapelles, l’artiste Philippe Aïni réalise en 1990, à la demande des habitants, une fresque contemporaine destinée à introduire une création moderne dans cette église millénaire. Inspirée du Nouveau Testament, elle mêle peinture et sculpture et met en scène près de 90 personnages. L’œuvre suscite de vives réactions et est dégradée. Menacée de démolition, elle est aujourd’hui encore partiellement visible.