01 avril - 31 octobre
lun
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mer 14.00 - 16.00
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ven 14.00 - 18.00
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01 novembre - 31 mars
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mer 14.00 - 16.00
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ven 14.00 - 17.00
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L'ouverture de l'édifice est assurée par des bénévoles de l'association Saint-Théodore de Lens. Une fermeture exceptionnelle peut avoir lieu en fonction des disponibilités de ces personnes.
Merci pour votre compréhension.
Ouverture supplémentaire le 2e dimanche de chaque mois, de 14h à 17h (hiver) ou 18h (été).
En hiver, dernière dimanche avant la Sainte-Barbe.
Le 25 mai 2024, une foule se presse devant l’église Saint-Théodore de Lens. Les portes s’ouvrent enfin sur les nouveaux vitraux, ce « rêve arrivé à son terme » selon les mots du président de l’association de sauvegarde du patrimoine, qui se tient aux côtés de l’artiste Lise Flipo et du maître-verrier Thomas Masson.
Implantée au cœur du bassin minier du Pas-de-Calais, à quelques pas du Louvre-Lens, l’église Saint-Théodore témoigne de l’histoire charbonnière du territoire. Lors de l’inscription du bassin minier au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2012, Jean-François Caron rappelait que « chez nous, l’Homme a creusé, extrait, construit des montagnes ». Ces montagnes, par ici, les habitants les appellent des terrils !
À proximité des fosses minières établies dès 1852 et numérotées se développent des cités ouvrières pour les familles, bientôt accompagnées d’écoles, d’hôpitaux puis d’édifices religieux. Une première chapelle est construite dès 1910 par Jean-Baptiste Cordonnier. La Grande Guerre ravage ensuite la ville et la reconstruction de l’église est confiée à Louis-Marie Cordonnier, fils du précédent architecte. Il conçoit un édifice sobre et harmonieux : une nef unique couverte d’une charpente en bateau renversé et une façade triangulaire d’inspiration scandinave dominée par un clocher en bois.
Faute de moyens, les vitraux prévus à l’origine ne sont pas réalisés. Pendant près d’un siècle, de simples vitres en tiennent lieu, jusqu’à cette inauguration de mai 2024.
Cette série de vitraux mêle création contemporaine, spiritualité et mémoire du territoire minier. À partir des aquarelles de Lise Flipo, le maître-verrier Thomas Masson compose des pièces colorées aux lignes souples et couleurs lumineuses apportant un jeu de transparence et dialoguant avec l’architecture classique de l’édifice.
Ils offrent un univers coloré dominé par une palette lumineuse de bleus, verts et jaunes où se mêlent nature, jeux de lumière et scènes bibliques inspirées de la Création, la Miséricorde et l’Espérance. Invitant à la méditation ou la contemplation, ces verrières créent un dialogue entre spiritualité, mémoire du territoire et renouveau du quartier.
À la fin du IIIe siècle après JC, Théodore est un jeune soldat de l’armée romaine, probablement originaire d’Amasée dans l’actuelle Turquie. Converti au christianisme, il refuse de participer aux cultes païens imposés aux soldats. Arrêté à la suite d’un acte de vandalisme, il est emprisonné, torturé et condamné au bûcher. Il devient rapidement un grand martyr militaire, invoqué comme protecteur des soldats et des voyageurs.
Originaire de Lille, Théodore Barrois (3e du nom) est un brillant scientifique, médecin et zoologiste. Sa famille est actionnaire de la Compagnie des mines de Lens, et il devient lui-même administrateur de la compagnie. La fosse 9 de Lens prend son nom, ainsi que la cité puis l’église sous le vocable Saint-Théodore. Le Louvre-Lens est aujourd’hui implanté sur l’ancien carreau de cette fosse 9, hommage discret et symbolique à Théodore Barrois.
Martyre du IIIe siècle, elle se convertit au christianisme contre la volonté de son père qui l’a fait emprisonner dans une tour (attribut). Dans le bassin minier, elle occupe une place essentielle comme patronne des mineurs et des métiers exposés au danger. Ses statues sont présentes aussi bien dans les maisons que dans les églises. Elle est célébrée le 4 décembre lors de la Sainte-Barbe, grande fête de la mémoire minière et des familles ouvrières.
L’entre-deux guerres voit émerger un renouveau de l’art sacré, en introduisant l’art contemporain dans les églises par l’intermédiaire d’un nouveau courant artistique : l’Art déco. Le mobilier liturgique en utilise les codes généraux : formes géométriques et simplicité dans le décor.
Ainsi les autels, le confessionnal, les fonts baptismaux et leur grille puis la cuve de la chaire devenue socle de statue sont un parfait exemple du développement de ce style artistique dans les provinces.