01 janvier - 31 décembre
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Une première église est attestée dès le XIe siècle, construite par les comtes de Boulogne et de Lens. D’allure médiévale, elle est immortalisée dans les Albums de Croÿ au XVIIe siècle, époque des premières instabilités qui emportent la tour. Une importante reconstruction est engagée dès 1779.
Au XIXe siècle, l’essor de l’exploitation charbonnière transforme Lens et le bassin minier. L’arrivée massive d’ouvriers étrangers entraîne la création de cités minières dotées de leurs propres églises. À la veille de la Première Guerre mondiale, la ville compte près de 35 000 habitants et 8 églises. Située en centre-ville, Saint-Léger s’impose alors comme l’un des principaux repères urbains. Puis, la ville est rapidement occupée et l’église, utilisée comme poste d’observation, est totalement détruite en janvier 1916. Au lendemain de 1918, la reconstruction est au cœur des débats du conseil municipal qui rejette tout d’abord le projet. Il faudra l’impulsion du député-maire Émile Basly pour valider la reconstruction confiée aux architectes Jean Goniaux et Pierre Delannoy. Les travaux débutent en 1923 sous les regards des fidèles qui se retrouvent dans un baraquement mis à disposition par Félix Bollart.
L’emplacement et l’allure d’autrefois de l’église sont conservés. La nouveauté se cache dans la structure et un procédé devenu incontournable pendant la Reconstruction : le béton armé qui permet d’alléger les murs et de limiter les affaissements de terrain. L’église retrouve ainsi son caractère baroque français tout en affichant une sobriété décorative.