01 octobre - 31 mars
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sam 10.00 - 12.00
dim 10.00 - 12.00
01 avril - 30 septembre
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ven 10.00 - 18.00
sam 10.00 - 18.00
dim 10.00 - 18.00
Le centre du village se dévoile après une longue rue bordée de quelques anciennes fermes qui mènent sur la place centrale dominée par le clocher de l’église. Dédiée à Saint-Ranulphe, évangélisateur des campagnes de l’Artois et martyr du VIIIe s., l’église se situe au bout d’une allée où la tradition évoque un souterrain menant autrefois jusque l’Abbaye Saint-Vaast d’Arras. En entrant dans l’église, le souvenir continue avec des photos exposées de l’ancienne église, détruite pendant les combats de 1917. Ces images sont accompagnées d’un courrier rédigé par un officier allemand, auteur de la photographie.
La visite de l’église se prolonge par le souvenir de saint Ranulphe et de son fils Hadulphe - un des premiers évêques d’Arras - avec le reliquaire d’Augustin Lefebvre contenant une phalange de Ranulphe et une vertèbre de Hadulphe.
Cette église des années 1930 est fortement marquée par l’art déco dans son aménagement liturgique. Confessionnal, maître-autel et lustre du chœur répondent aux codes de ce nouveau mouvement artistique.
Thélus se découvre aussi en hauteur, grâce au circuit « point de vue » proposé par Village Patrimoine. Et la prochaine fois que vous vous rendez à Lens, passez d’abord par Thélus !
Il se consacre à l’évangélisation de la population en parcourant les campagnes de l’Artois. Un jour, il aurait fait jaillir une source entre les communes de Farbus et de Vimy alors que les habitants refusaient de lui donner à boire.
Il meurt en 700 martyrisé par les Saxons. Son corps est conservé dans un sarcophage transféré à Arras au XIIe siècle puis percé pour y loger une relique au XIXe siècle. Sa trace se perd par la suite et la tradition voudrait qu’il soit à Roclincourt ?
Chaque année, l’église de pare de multiples photos racontant la commune avant, pendant et après la Première Guerre mondiale. Une occasion aussi de découvrir le circuit « point de vue » traversant le village jusqu’à la Crête de Vimy et son lieu de mémoire.
En cours de restauration
En bois sculpté, il s’agit d’œuvres d’Augustin Lefebvre, artisan régional. Ces reliquaires ont une forme de petites maisons aux ouvertures en plein cintre et au décor floral. Le reliquaire de saint Ranulphe (lettre S et R au-dessus de l’ouverture centrale) conserverait une phalange. Le second, associé à Hadulphe, conserverait une vertèbre. Le décor des coussins sur lesquels sont posées les reliques est représentatif de l’art déco, en vogue dans la période de l’entre-deux deux guerres.
Au lendemain du premier conflit mondial, les églises se reconstruisent aussi grâce aux dons des familles. Parmi les saints de la paroisse représentés il en est un oublié : Camille. Prêtre italien du XVIe siècle, il fonde à Rome l’ordre des Camilliens pour assister les blessés sur les champs de bataille qu’ils distinguaient par une croix rouge. Trois siècles plus tard, Henry Dunant reprendra cette symbolique dans la création de la Croix-Rouge internationale après la bataille de Solférino.
L’entre-deux guerres voit émerger un renouveau de l’art sacré, en faisant entrer l’art contemporain dans les églises par l’intermédiaire d’un nouveau courant artistique : l’art déco. Le mobilier liturgique en utilise les codes généraux : formes géométriques et simplicité dans le décor.
Ainsi le maître-autel, le confessionnal, les autels latéraux, les reliquaires des saints protecteurs et le lustre du chœur sont de parfaits exemples du développement de ce style artistique dans les provinces.
Toutes deux encastrées dans le dos du maître-autel, la première pierre évoque la construction du chœur de l’ancienne église en 1733 par le cardinale de Rohan, abbé de Saint-Vaast d’Arras et le seigneur de Gouves, grand Bailly de l’Abbaye et député des États d’Artois. La seconde raconte la pose de la première pierre au moment de la reconstruction en 1929 en présence de Monseigneur Guillement.