01 janvier - 31 décembre
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L’histoire de Warlaing est étroitement liée avec celle d’Alnes, les deux communes ayant fusionné au XIXe siècle. D’abord dépendantes de l’abbaye d’Hamage, la plus ancienne du Nord, les terres sont ensuite cédées à la toute proche abbaye de Marchiennes. Les terres de Warlaing s’élèvent en seigneurie avec la famille de Landas avant de passer dans la maison de Haynin au XVIIe siècle puis de Nédonchel au XVIIIe siècle.
Seule une chapelle est mentionnée pour la commune de Warlaing, qui décide de construire, au XIXe siècle, l’église Notre-Dame de l’Assomption.
C’est au célèbre architecte lillois Charles Leroy que sont confiés les plans de la première église paroissiale de la commune.
Le programme architectural de l’église s’inscrit dans la continuité de son genre : une tour porche élancée, surmontée d’une flèche avec quatre clochetons s’ouvrant sur un plan simple, le tout dans un parfait style néogothique, sobre et élégant fait de briques, d’ardoises, de pierre de Lezennes et de pierres de Soignies pour les colonnes.
L’église de Warlaing est la cousine de multiples églises nordistes au style similaire comme Saint-Martin de Croix, première église construite par Charles Leroy entre 1848 et 1851 ou encore les églises Saint-Quentin d’Avelin ou d’Écourt-Saint-Quentin.
L’église est achevée en 1854. Les travaux n’auront duré que deux ans. D’importants travaux de restauration sont engagés durant les années 2010-2011.
Plaque de pierre bleue provenant de l’ancienne chapelle.
La plaque porte cette inscription latine, ici traduite.
Vierge à l’Enfant en bois polychrome. Cette œuvre provient des ateliers lillois de Charles Buisine-Rigot (1820-1893) et fils. Ils sont renommés pour leurs réalisations en bois sculpté et le mobilier d’églises. Figures majeures de l’art sacré néogothique, ils se distinguent par la finesse de leurs décors et collaborèrent fréquemment avec l’architecte Charles Leroy. Très actifs dans la région, ils rayonnèrent également à travers la France… et jusqu’au Pérou.
L’ensemble du mobilier, des autels latéraux au maître-autel en passant par les confessionnaux et la chaire à prêcher, est réalisé dans un style néogothique afin d’offrir un ensemble cohérent à l’édifice. Leurs formes évoquent le Moyen Âge dont l’impression est renforcée par l’usage du chêne. Ce mobilier vient enrichir le décor de l’église, sans en surcharger le style.
Ils proviennent également des ateliers Buisine-Rigot.
Si ce mobilier relève du style néogothique, son décor s’inspire de l’art oriental et du modèle des icônes. Dans la tradition chrétienne, l’icône ne se peint pas mais s’écrit. Elle est créée dans la méditation en suivant des règles ancestrales. Les matériaux employés ont aussi une valeur symbolique forte : le bois, support vivant, les pigments naturels, porteurs de création, et l’or, signe de la lumière divine.
L’un des autels est dédié à la Vierge : une représentation de la Vierge à l’Enfant y est entourée de ses parents, sainte Anne et saint Joachim. Le second autel est consacré à saint Joseph, avec des panneaux figurant la Vierge et saint Joseph de part et d’autre du Christ.
Les colonnes, le seuil, les chapiteaux, la plaque commémorative et les fonts baptismaux sont réalisés en pierre bleue. Aussi appelée « petit granit », cette pierre est une roche calcaire dense, d’un gris-bleu aux nombreuses nuances, dont l’usage est rependu en construction et en décoration. Elle est réputée pour sa solidité et son élégance naturelle. Elle provient principalement de carrières wallonnes et est exportée dès le Moyen Âge en France et en Allemagne.