01 juin - 31 janvier
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mar 14.00 - 16.00
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jeu 14.00 - 16.00
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Une série de travaux de rénovation est en cours : bâti, couvert de la tour et du clocher (ravalement de façade, charpente, couverture et vitraux). Durant les différentes phases du chantier - débuté en avril 2025 - l'église reste ouverte (par une entrée latérale) les mardis et jeudis de 14h à 16h.
Vous souhaitez participer aux travaux, vous pouvez faire un don auprès de l'association de sauvegarde pour l'église Saint-Martin de Pas-en-Artois* (asso.eglisepas@gmail.com).
*Votre don peut être déductible des impôts à hauteur de 66 %.
Situé sur une ancienne voie romaine, le Village Patrimoine de Pas-en-Artois se dévoile entre deux collines boisées. La commune fut parfois désignée sous le nom de « Passus Sancti Martini » en souvenir du passage de saint Martin au IVe siècle. Fort de sa situation stratégique, il se développe ensuite et devient une place forte autour d’un château féodal dès la fin du premier millénaire.
La seigneurie de Pas-en-Artois atteint son apogée au XVe siècle, époque à laquelle elle dénombre au moins quatre églises ou chapelles, témoins de l’importance du bourg avant son déclin causé par les guerres des XVIe et XVIIe siècles jusqu’à son rattachement définitif à la France. Seule demeure l’église Saint-Martin, la plus ancienne. Suite à la christianisation du village par le saint sa construction est liée à la présence très tôt d’un prieuré. Elle est aussi utilisée par une collégiale bientôt associée au prieuré et sert conjointement d’église paroissiale.
Après diverses dégradations ou démolitions liées aux guerres, incendies et inondations, le bâtiment actuel est reconstruit pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle. On remarque particulièrement sa tour-clocher dotée d’un toit original. L’intéressant décor intérieur avec son plafond peint et ses dix vitraux datent de la seconde moitié du XIXème siècle.
L’église est inscrite au titre des Monuments Historiques depuis 2020 et le clocher depuis 1929. Divers objets, tableaux ou statues sont aussi protégés.
Réalisés par le maître verrier d’Arras, Félix Courmont, entre 1868 et 1870 ils sont réalisés dans un style médiéval, rappelant les vitraux du XIIIe siècle.
Dix scènes sont représentées : la Charité de saint Martin, l’atelier de Nazareth, saint Amédée, saint Edmond, les quatre évangélistes (saints Luc, Matthieu, Marc et Jean), l’Annonciation ou encore la scène plus rare du mariage de Marie et Joseph.
Représentation traditionnelle du saint vagabond, originaire d’Amettes dans le Pas-de-Calais.
Cette peinture à l’huile, récemment restaurée, est une copie offerte par l’État en 1872 d’un tableau du Pérugin du XVe siècle, dont l’original est conservé au musée du Louvre. La Vierge à l’Enfant trône au centre de la composition, entourée de deux anges, de sainte Rose de Viterbe tenant une branche de rosier et de sainte Catherine d’Alexandrie tenant le livre de la sagesse et la palme du martyre.
En bois sculpté les autels latéraux présentent chacun une scène en haut relief : d’un côté une Vierge à l’Enfant et de l’autre l’apparition du Christ à Martin dans la nuit suivant le partage de son manteau.
Ce songe conforte sa foi, l’amenant à quitter l’armée pour se faire baptiser.
Deux remarquables lustres du XIXe siècle surplombent la nef, l’un en cristal et l’autre en bronze.
Premier élément de l’édifice à être protégé Monument Historique dès 1929, le clocher est reconstruit en 1773 mais réemploie des éléments de sa précédente reconstruction du XVIe siècle, à la suite d’un incendie comme en témoigne sa clef au-dessus de la porte portant la date de 1532.
La forme originale de cette tour-clocher « bulbe » domine le bourg et abrite une seule cloche.