01 avril - 30 septembre
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mar 13.30 - 16.30
mer 13.30 - 16.30
jeu 13.30 - 16.30
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Historiquement et architecturalement, la base de l'église Saint-Quentin est romane ; le bas de la tour (vers 1200) est la partie la plus ancienne. Le reste a été construit vers 1450 par Mathieu de Layens ; par son apparence actuelle, l'édifice est classé parmi le haut gothique brabançon. Le chœur est terminé en 1453 ; la nef en 1535. La nef centrale et les nefs latérales ont été exécutées dans un simple style gothique campagnard. Le chœur et les transepts sont de style gothique brabançon flamboyant, Ce n'est qu'en 1900 que la flèche de la tour a été placée sous la direction de l'architecte Langerock.
A l'intérieur, l'oeil est attiré par les cinq autels, les peintures murales du choeur (15e s) et de nombreuses oeuvres d'art du 16e s. On y trouve aussi des peintures de Jan Willems (16e s), Gaspar De Crayer (17e s) et de Pieter Jozef Verhaeghen (18e s). L'orgue (1786) est de Van Peteghem et provient du Collège du Pape (situé non loin de l'église Saint-Michel).
L'église Saint-Quentin accueille la communauté catholique anglophone de Louvain. Elle est composée de personnes venant du monde entier : des Etats-Unis au Canada, de Grande-Bretagne, de Belgique et de toute l'Europe jusqu'à l'Inde, l'Afrique, l'Asie et même plus loin...
Site : www.catholicchurchleuven.be
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Quentin, fils d’un sénateur romain, légionnaire à Amiens, était chrétien. Lors des persécutions de Dioclétien, il fut arrêté en 287, torturé, décapité et jeté dans la Somme (†31 octobre). Saint populaire, il est invoqué contre diverses maladies (rhumatisme, troubles nerveux, cardiaques, ulcères, convulsions, etc.). Lors de la restauration de l’église (1967 1970), on retrouva des fresques du 15e siècle illustrant sa « vita ».
Dans le transept nord, un autel dédié à Notre-Dame abrite une statue du 17e siècle d’Artus Quellin le Jeune. À proximité, l’autel baroque de sainte Anne présente un tableau de Gaspard de Crayer (1618) figurant la Trinité de la Vierge entourée des saints protecteurs de la peste. Au sud, un autre tableau de Crayer illustre l’Extase de sainte Thérèse. Le transept sud montre le Martyre de saint Quentin (Verhaghen, 18e s.), sa statue en soldat romain (Quellin), et un groupe polychrome des Trois Sœurs.
L’église conserve plusieurs œuvres baroques de Jan Jozef Verhaghen (« Ecce Homo », « Sainte Face », « Moquerie de Jésus ») et de Pieter Jozef Verhaghen (« Ange consolant Jésus », « Christ à la Couronne d’épines », « Flagellation »). On y trouve aussi « Dernière Cène » de Jan Willems (1521), « Procession vers Basse-Wavre » (1653), « Adoration des Bergers », « Mise au Tombeau » et « Mariage mystique de sainte Catherine » attribués à l’école flamande.
Le long de la rue de Namur, dans le jardin de l’ancien cimetière, s’élève une chapelle bâtie en 1814 par Ange de Bruyn. L’autel abrite une pierre montrant un Christ archaïsant, dit « Jésus de la petite Pierre », censé grandir chaque année. Les Louvanistes la nomment surtout « Chapelle de Janneke de grijzer », souvenir d’une statue disparue de saint Jean qui pleure, invoqué par les parents de bébés trop bruyants. On chantait jadis : « Janneke de grijzer… is niet dood ».