01 avril - 30 septembre
lun -
mar 13.30 - 16.30
mer 13.30 - 16.30
jeu 13.30 - 16.30
ven 13.30 - 16.30
sam 13.30 - 16.30
dim 13.30 - 16.30
dimanche 11.00
Fondé au XIIIe siècle, le Grand Béguinage (patrimoine de l'Unesco) a été acheté par l'université de Louvain en 1962 et transformé en cité universitaire.
Au milieu de ses étroites ruelles, l'église du Grand Béguinage, de style gothique primitif (XIVe siècle), est dédiée à saint Jean-Baptiste. De plan basilical, elle n'a ni tour, ni transept. L'immense verrière du chevet attire immédiatement l'attention.
Au-dessus de l'autel, on peut admirer un 'Golgotha' de Pieter-Jozef Verhaeghen. Les autels et les confessionnaux datent du XVIe siècle. L'orgue (1692) est de Pieter Goltfuss.
Grâce aux travaux de restauration, des fresques du XIVe, XVe et XVIIe siècle ont été découvertes. Le sol de l'église nous dévoile 90 pierres tombales de béguines*.
* les béguines ne prononçaient pas de voeux solennels comme les religieuses ; mais elles promettaient d'observer la chasteté pour la durée de leur séjour au béguinage et d'obéir à l'autorité ecclésiastique et aux supérieures, appelées 'Grandes Dames'. Les béguines réservaient leur journée à des pratiques religieuses, à l'éducation de jeunes filles aux travaux d'aiguille ou aux soins des malades.
La paroisse universitaire accueille les célébrations dans l’église et propose un lieu d’ouverture pour réfléchir au sens de la vie. Elle crée des opportunités de formation et d’inspiration pour étudiants, personnel, émérites et alumni. Discussions, débats, formations spirituelles, conférences, workshops et séminaires y sont organisés pour favoriser la cohabitation humaine dans une société complexe et multiculturelle.
KIKIRPA : Photothèque en ligne
Près de 90 tombes de prêtres et béguines (1396 1753) reposent sous le sol, privilège des riches. À droite, quatre tombeaux des sœurs Steuckers et de Maria van Rivieren. À gauche, près du confessionnal, deux tombes historiques de Katherine van Voirsselaer (+1458) et Katherine van Nethenen (+1459), béguines de Louvain, aux inscriptions gothiques. Devant l’autel, la tombe de Thérèse Philippine Van Spoelbergh, issue d’une famille fortunée liée à AB Inbev.
Lors de la restauration, des peintures murales des 14e 17e siècles ont été découvertes sous plâtrage et chaulage. Dans la nef droite, un fragment du 14e siècle montre Véronique avec un ange, ainsi que des scènes de saints en jaune et ocre, un motif floral et un baptême. Dans la nef gauche, une peinture du 15e siècle illustre la parabole des vierges sages et folles, rattachée au groupe Bouts, inspirée du Speculum Humanae Salvatoris.
Au dos de l’escalier de la chaire en chêne figure l’inscription « anno 1661 ». Portée par quatre griffes de lion et des anges, la cuve présente quatre cartouches en relief : saint Jean Baptiste, la Vierge à l’Enfant, saint Jean l’Évangéliste et sainte Bègue. Aux coins, les Pères de l’Église occidentale avec leurs attributs. Au sommet, la colombe du Saint-Esprit portée par des anges. L’escalier est orné de feuillages et de fruits.
Au jubé se trouvent les orgues monumentales fabriquées en 1692, seul instrument conservé de Pieter Goltfuss, fils de Hans, installé à Haacht. Ce meuble en chêne, solide et proportionné, présente une structure pyramidale intérieure. Conçu comme orgue en balustrade avec clavier arrière, il est l’un des mieux préservés du XVIIe siècle. Sa sonorité pure illustre la culture d’orgue flamande, offrant une haute valeur artistique et historique.
Le maître-autel présente au centre « Le Christ en Croix » de Pieter Jozef Verhaegen. À ses côtés, les statues de sainte Bègue (avec le couvent d’Andenne) et de sainte Gertrude (avec crosse). En dessous, les bustes de saint Jean et de saint Adrien. La niche centrale au sommet abrite Dieu le Père. Sur les murs latéraux du chœur figurent « La Présentation de Jésus au Temple » à droite et « L’Enfant Jésus parmi les scribes » à gauche.
Quatorze carrés de marbre en forme de losange représentent le calvaire de Jésus. Notre époque continue à s'interroger sur le sens de la souffrance, sans réponse concluante : seul le mystère demeure. S'écartant de la tradition, l'artiste ne s'arrête pas à la mise au tombeau, mais montre l'Espérance à travers la lumière de la Résurrection, la résurrection de la souffrance et de la mort, représentée par des lignes sobres, dépourvues de pathos.