01 janvier - 31 décembre
lun 8.30 - 12.00
mar 8.30 - 12.00
mer 8.30 - 12.00
jeu 8.30 - 12.00
ven 8.30 - 12.00
sam 8.30 - 12.00
dim 8.30 - 12.00
L’église Saint-Martin fut construite en 1877-1878, en remplacement d’une ancienne devenue trop petite. L’architecte était Guillaume Müller (1833-1907), du Roeulx. Il fut aussi, notamment, l’architecte de plusieurs autres églises de la région (Saint-Nicolas au Roeulx, Saint-Martin à Trivières, Saint-Michel à Graty). L’église a été restaurée en 1959-1960 et 2022-2023.
De style néogothique, en forme de croix, elle est construite en briques et pierre. Elle comporte, au sud, la tour carrée, d’une hauteur de 30 mètres, surmontée de la flèche de 28 mètres de haut ; une triple nef de quatre travées, un transept et un choeur avec chevet à cinq pans. Le parement est en briques souligné par des pierres de taille provenant de l’ancienne église. A l’intérieur, les colonnes sont en pierre dure de France, dite de Morley, avec colonnettes de chapiteaux à crochets feuillus en pierre bleue de Soignies et d’Ecaussinnes.
L’église possède un mobilier néogothique remarquable : le maître-autel et les stalles du chœur, les autels latéraux, la chaire de vérité, deux confessionnaux et le banc de communion. Plusieurs vitraux remarquables ornent le chœur et les nefs. On note aussi la présence de la croix triomphale et de la grande croix de style gothique provenant de l’ancienne église, du XVe siècle.
Autres éléments remarquables : le chemin de croix, peint par Florimond Baudrenghien et les fonts baptismaux.
KIKIRPA : Photothèque en ligne
Livret sur l'église Saint-Martin
Les vitraux de l'église Saint-Martin
Le chemin de croix de l'église Saint-Martin
Le chœur présente un décor néogothique. Le maître-autel, conçu par l’école Saint-Luc de Gand d’après les projets du baron de Béthune, est en marbre noir rehaussé d’or. Le tabernacle et le trône d’exposition en chêne sculpté sont ornés de raisins, d’anges thuriféraires et surmontés d’un calvaire portant les armoiries des familles de Croÿ et d’Ursel. Les statues polychromes figurent les quatre évangélistes. Deux stalles en chêne et des lambris sculptés complètent l’ensemble.
Les autels latéraux sont dédiés à l’Immaculée Conception et à saint Martin. La statue de la Vierge, signée, provient des ateliers Meyer et Cie (1877). La chaire de vérité en chêne, réalisée par l’école Saint-Luc de Gand, présente cinq hauts reliefs mariaux et a été restaurée en 2020. Trois confessionnaux en chêne ont été exécutés par Joseph Maréchal entre 1884 et 1892. Le banc de communion en chêne, daté de 1877-1887, comporte douze médaillons.
L’église est richement dotée de vitraux. Dans le chœur, cinq verrières des années 1880, dont un vitrail central à quatre scènes et deux latéraux dédiés au Sacré-Cœur et à Marie terrassant le dragon, avec armoiries. Le transept gauche et les nefs possèdent des vitraux des années 1930, de style Art nouveau, consacrés à la Vierge. Au-dessus de l’entrée se trouve un vitrail contemporain de Bernard Tirtiaux (2015).
Offert par le curé Drouillon, l’ensemble est l’œuvre de Florimond Baudrenghien (1840-1881), originaire de Melles. Son autoportrait figure à la quatorzième station aux côtés de celui du curé. Les deux premières peintures datent de 1877, les autres de 1878. Les toiles (124 × 86 cm), signées et datées, sont encadrées de chêne néogothique. L’ensemble a été restauré par Fernand Gommaerts puis à nouveau en 2012 par Paul Duquesnoy.
Origine inconnue. Statue en chêne, de style gothique. Elle daterait de la fin du 15e - début du 16e siècle. Elle est restaurée en 1960, et suspendue à l’avant du chœur en 1968. Les symboles des quatre évangélistes sont représentés aux extrémités de la croix.
Proviennent de l’ancienne église. De style gothique du XVIe siècle, de style hainuyer, la base est en pierre bleue. Le couvercle est une dinanderie offerte en 1925 par le baron Jacques Bonaert et son épouse, Jeanne de Pierpont. Le couvercle porte les blasons des deux familles.