06 juin -
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L’étymologie du bourg est intimement liée à son histoire religieuse. D’origine picarde, la toponymie « Capella », signifiant « chapelle », laisse supposer qu’un premier ensemble d’habitations était regroupé autour d’un lieu de culte. Plusieurs sources précisent que ce lieu fut très tôt consacré à la Vierge Marie.
Attesté dès le XIIIe siècle, le village, dépendant du bailliage d’Aubigny-en-Artois, s’étend progressivement au fil des siècles et englobe, au XVIIIe siècle, le hameau de Fermont.
L’église Notre-Dame de Capelle-Fermont est édifiée au XIe siècle et présente encore aujourd’hui des traces caractéristiques de l’architecture romane, reconnaissables à ses arcs en plein cintre.
Au XVIe siècle, elle est reconstruite et remaniée afin d’intégrer des éléments défensifs. La nef est alors surélevée pour fortifier l’édifice, tandis qu’une salle de refuge est aménagée au-dessus de celle-ci afin d’abriter la population en période de troubles.
Mais ce qui fait toute la singularité de l’église, ce sont ses deux clochers-murs, appelés en picard « campenards ». L’un se devine au niveau de l’arc triomphal du chœur, tandis que le second, datant du XIIIe siècle, habille la façade occidentale.
L’intérieur de l’église surprend par ses voûtes en briques et invite à découvrir un mobilier hérité du XVIIIe siècle, mais aussi à rechercher les traces de son architecture ancienne.
Maître autel en bois datant de la fin du XVIIIe siècle ou début du XIXe siècle au style rocaille dédié à la Vierge Marie.
Confessionnal en bois datant de la fin du XVIIIe siècle ou début du XIXe siècle au décor sobre, surmonté d’un fronton dans lequel repose une tête d’ange sculptée.
Tabernacle en bois sculpté et peint, encadré de deux têtes d’angelots ailés et surmonté d’un médaillon représentant le Sacré-Cœur de Jésus. La porte du tabernacle est richement ornée d’un ostensoir rayonnant, accompagné à ses pieds d’épis de blé et de grappes de raisin, rappelant la fonction de ce mobilier liturgique : conserver les hosties consacrées pour l’Eucharistie.
Scellée dans le mur, cette dalle funéraire du XVIIIe siècle en pierre de Tournai est gravée d’une épitaphe dédiée à Jean Regnaul, lieutenant du Metz (territoire de Capelle), mort le 1er novembre 1683 à l’âge de 31 ans, ainsi qu’à son épouse, décédée le 15 juin 1732 à l’âge de 86 ans.
Au cœur du Pas-de-Calais, le long des anciennes voies romaines, dont certaines portent encore le célèbre nom plus tardif de chaussées Brunehaut, se dresse une étonnante concentration d’églises fortifiées. Ces silhouettes massives témoignent d’un passé tourmenté où cette terre frontalière occupait une position stratégique majeure.