01 mai - 30 septembre
lun
mar
mer
jeu 9.00 - 17.00
ven 9.00 - 17.00
sam 9.00 - 12.00
dim
Durant la période de l'Avent, l'église sera ouverte tous les samedis de 9h à 12h.
Fête locale le premier week-end de septembre (Trail du diable).
Parmi ces églises, celle d'Habarcq possède une autre particularité : ancienne chapelle seigneuriale accolée au château, elle ne devient ’église paroissiale qu’en 1806. A l’intérieur, des fenêtres permettaient aux seigneurs de suivre les cérémonies religieuses sans avoir à se déplacer.
Le premier édifice, construit au XIIIe siècle par Jehan de Habarcq, est rapidement détruit et incendié et l’ensemble chapelle-château est à nouveau ravagé en 1475. L’édifice n’est reconstruit qu’en 1698 à l’initiative des seigneurs de Habarcq, qui en prirent soin jusqu’à la Révolution française. Cette date est toujours visible sur le claveau de la voûte du chœur.
Son emplacement au cœur du village et sa mitoyenneté avec le château ne permettent pas une visibilité totale de l’église. Les premières baies en arc brisé surmontées d’archivolte en accolade sont richement décorées de motifs végétaux et d’animaux sculptés. Au-dessus de la première fenêtre se distingue le blason du comte de Lens, seigneur de Habarcq. La façade latérale est rythmée par des contreforts.
À l’intérieur, la nef et le chœur sont entièrement voûtés. Toutes les boiseries qui habillent l’église proviendraient d’un tronc de cèdre du Liban, autrefois situé dans le parc du château, qui a été déraciné à la suite de la tempête de 1940.
Datant probablement de la fin du XVIe siècle, des éléments en marbre rouge veiné de blanc proviendraient de l’ancienne cathédrale d’Arras.
La large cuve baptismale repose sur une colonne au chapiteau en marbre noir.
La cuve du bénitier est insérée dans un chapiteau corinthien en grès portant les armes de Gilles de Lens et Marie de Habarcq.
Les colonnes corinthiennes à droite de la nef sont surmontées d’un chapiteau d'albâtre. Elles encadrent un groupe sculpté de Notre-Dame de la Salette.
L’église et le château ont été (re)construits et entretenus par les seigneurs de Habarcq entre le XIIIe siècle et la fin du XVIIIe siècle, comme en témoignent les blasons situés au-dessus de la porte d’entrée et dans le chœur. L’installation de deux fenêtres permettaient aux châtelains d’assister aux cérémonies sans avoir à se déplacer dans l’église.
Cette œuvre non datée ni signée s'inspire d'un tableau attribué au peintre Jean de Boulogne, dit « Le Valentin ». Son sujet de ce tableau n’est pas une scène décrite dans le Nouveau Testament, mais un fait consécutif à un épisode : la réaction des protagonistes après la décapitation de Jean le Baptiste.
Sur le même mur, deux autres tableaux : la Crucifixion et le Reniement de saint Pierre, attribué à Gérard Seghers (peintre flamand de la première moitié du XVIIe siècle).
En 1940, une tempête déracine plusieurs arbres dans le parc du château dont un cèdre du Liban utilisé pour réaliser la croix.
Quant au Christ, il est l’œuvre de l’abbé Taillard, curé de Habarcq à l’époque, qui récupère une poutre en chêne provenant de l’ancien calvaire de Wanquetin.
Protégés au titre des Monuments Historiques, ces deux reliquaires du XVIIe siècle proviendraient de l’ancien autel de l’église. Ils sont décorés de motifs végétaux et de têtes d’angelots sculptés dans du bois de tilleul peint.
L’ensemble des voûtes de l’église repose sur des culots sculptés représentant des animaux légendaires, des anges ou les quatre Évangélistes et leur symbole.
Au cœur du Pas-de-Calais, le long des anciennes voies romaines, dont certaines portent encore le célèbre nom plus tardif de chaussées Brunehaut, se dresse une étonnante concentration d’églises fortifiées. Ces silhouettes massives témoignent d’un passé tourmenté où cette terre frontalière occupait une position stratégique majeure.