01 janvier - 31 décembre
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À la suite d’un incendie qui provoque la destruction d’une partie du clocher, l’église est restaurée et agrandie en 1865 entraînant la démolition d’une chapelle construite en appentis sur le flanc sud de la nef et la modification de certaines ouvertures. Un transept muni de deux absidioles est créé, lui donnant ainsi sa forme actuelle en croix latine. La porte latérale nord donnant sur un très ancien cimetière n’est dégagée qu’en 1925.
À la fin du XIXe siècle, l’église est entièrement décorée de peintures murales réalisées par Louis Renouard et de vitraux par l’atelier Hucher du Mans. Le mobilier du chœur est réalisé par la célèbre entreprise sarthoise d’ébénisterie Reboursier. Un orgue est installé dans la tribune en 1932.
Élevé sur la troisième travée de la nef à la fin du XIIe siècle, il se compose d’un soubassement carré, surmonté d’une tour octogonale éclairée par quatre fenêtres géminées et cantonnée de quatre clochetons hexagones ajourés. Une flèche à huit pans couverts d’ardoises couronne le tout, interrompue par une petite galerie munie d’abat-sons. Sa forme galbée la fait remonter au XVIe siècle.
À l’Ouest, le portail roman en plein cintre est orné de voussures à décors géométriques, de rinceaux et de têtes sculptées. Il est fermé par une porte en bois sculpté datée de 1528. Sur le vantail de gauche, on peut voir l’arbre de Jessé avec les rois de Judas, ancêtres du Christ ; à droite une Crucifixion, le Christ jardinier et les apôtres. Au sommet, une Vierge à l’Enfant marque le passage de l’Ancien au Nouveau testament.
Les deux défunts, des médecins, sont représentés à genoux, aux pieds de leurs saints patrons, saint Cosme et saint Damien. L’inscription, en latin et lettres gothiques, témoigne de la sépulture de « Guillaume et de Jean les Brindeaux et de leurs épouses dont les corps gisent dans cette église ». Ce petit bas-relief en calcaire date du XVe siècle.
La décoration des voûtes du chœur et des deux chapelles a été confiée en 1870 à un peintre manceau, Louis Renouard. Dans l’abside principale on peut voir, s’élevant sur un fond d’or, un Christ bénissant surmontant les quatre fleuves du paradis, entouré de quatre prophètes et de rinceaux. Cette peinture a remplacé une peinture plus ancienne, peut-être médiévale, dont le très mauvais état a provoqué sa disparition en 1826.
À l’entrée de l’église, on trouve deux bénitiers monumentaux sur colonne ; l’un des deux bénitiers de marbre noir présente l’inscription : « bénitier donné par Jean Senault, curé de Notre-Dame de Sablé, natif de cette ville ». Ils portent la date de 1679.
C’est l’un des rares exemples du mobilier ancien de l’église. Sa structure hexagonale présente des panneaux joliment sculptés, caractéristiques de l’art rocaille du XVIIIe siècle : on peut voir l’Agneau pascal sur la face, des coquilles et des motifs floraux sur les autres panneaux. Des rehauts de dorure ajoutent à la préciosité de l’ensemble.