01 janvier - 31 décembre
lun 10.00 - 17.00
mar 10.00 - 17.00
mer 10.00 - 17.00
jeu 10.00 - 17.00
ven 10.00 - 17.00
sam 10.00 - 17.00
dim 10.00 - 17.00
Au centre du chœur s’élève la grande croix des Missions, encadrée par les statues en bois de la Vierge à l’Enfant et de Joseph à l’Enfant, aux draperies animées, attribuées à Arnold Hontoire (1650 1709), contemporain de Jean Del Cour. On admire aussi les fonts baptismaux du XIIe siècle : cuve ornée de têtes de félins aux mâchoires végétales et de culots en chapiteaux. Le dôme en cuivre martelé est conservé au musée diocésain de Namur.
Saint Éloi, fêté le 1er décembre, était honoré à Ciney par une foire majeure. Ce retable du 16e siècle, déplacé en 1970 de la chapelle Saint-Hubert, illustre trois scènes sculptées : le miracle de la forge, le sacre et les funérailles. Deux grands panneaux montrent le portement de la croix et la déposition. Le panneau central disparu représentait sans doute un Golgotha.
Dans cette chapelle, boiseries, autel et retable du 17e s., dons d’Isabelle Dernelle issus des Récollets, ont été conservés. Le confessionnal date de 1665. Le tableau montre la Vierge remettant le Rosaire à saint Dominique. Une statue de saint Roch, invoqué contre les maladies contagieuses, y est aussi présente. Chapelle du Saint-Sacrement, elle accueille désormais les confesseurs et porte le nom de chapelle de la Réconciliation.
Elle surmonte, sous le jubé, le tombeau de son donateur, le chanoine Fontaine de Morimont, mort en 1634. Saint Materne fut évêque de Tongres et de Cologne au 4e s., et selon la tradition, il aurait été le premier apôtre dans la région. Il est associé à la légende du nom de la ville de Ciney et des "cinq nés", enfants (d'une même portée) du prince Clément et ressuscités par saint Materne suite à un accident "hors des murs de la ville".
Construit en 1872 par P. Schrijven, l’orgue à trois claviers et pédalier fut rénové en 1850 par la firme Dresse de Namur, qui lui ajouta une traction électrique tout en préservant son caractère romantique. Endommagé par la tempête de 2010, il vient d’être restauré et replacé sur le jubé. On raconte qu’au cours de la Seconde Guerre mondiale, les registres de la population furent dissimulés dans ses tuyaux pour échapper à l’ennemi.
Grâce au chapitre de chanoines de Ciney, d’anciennes pierres tombales furent découvertes. Certaines, jadis dans la collégiale, furent intégrées en 1835 dans la façade du porche. Vers 1909, lors de la réfection de la tour, Léon Simon fit encastrer les plus belles pierres dans les porches et, durant la Première Guerre mondiale, engagea des chômeurs pour dégager l’ancien cimetière, sauvant ainsi de nombreux noms de familles.