01 janvier - 31 décembre
lun 10.00 - 12.00 • 14.00 - 17.00
mar 14.00 - 16.00
mer 14.00 - 17.00
jeu 14.00 - 16.00
ven 14.00 - 16.00
sam 10.00 - 12.00
dim
1867. L’église est reconstruite dans le style néogothique, sous la direction de l’architecte Charles Leroy, en charge aussi de Notre-Dame de la Treille à Lille.
1914-1918. Le territoire est aux premières lignes du conflit lors de la Première Guerre mondiale. Le village est occupé par les Allemands et l’église est transformée en hôpital puis bombardée. La commune reçoit la Croix de guerre en 1920 et rejoint probablement la société coopérative du diocèse pour la reconstruction de son église.
1922-1925. L’architecte Pierre Regnault (originaire de Rennes) propose une reconstruction traditionnelle en style néogothique. L’entrée par le clocher-porche (haut de 48m) ouvre sur une nef de 50m dont les travées séparées par des arcs brisés mènent le regard vers le chœur. Les bas-côtés sont éclairés par de grandes verrières de Jules Dreptin (Lille).
1974. Le village fait l’objet d’une découverte archéologique importante : des sépultures sont mises au jour lors de travaux de terrassement. Le mobilier trouvé dans les deux sarcophages en pierre (vases funéraires et armes) permet de dater ces tombes de l’époque mérovingienne (VIe – VIIe). L’utilisation de cette technique funéraire au cœur de ce petit village atteste de la présence d’une population franque d’un rang social élevé. Les sarcophages sont désormais exposés dans l’église.
2022. La commune rejoint le réseau des Villages Patrimoine de l’Artois et propose des circuits de randonnées pour une découverte de ce territoire cerné par les marais.
Protégé au titre des Monuments historiques depuis 1959, ce groupe sculpté en bois de chêne du XVIIe siècle représente le martyre de saint Quentin, lorsque ses bourreaux lui enfoncent des clous et des broches dans le corps.
Selon la tradition, Quentin est né à Rome au IIIe siècle et a parcouru la Gaule, et notamment le Nord, pour évangéliser. Il est arrêté par un gouverneur romain qui le fait enfermer, torturer puis décapiter.
Entre 1928 et 1930, le curé commande une série de vitraux au verrier Jules Dreptin. L’ensemble est financé entièrement par des donateurs qui choisissent de consacrer les baies à leur saint patron. Deux vitraux du souvenir se distinguent par la représentation de soldats emportés par un ange. La même maquette de l’un d’eux est conservée dans l’église toute proche de Monchy-le-Preux.
Ces deux statues en bois polychrome représentant une Vierge à l’Enfant et sainte Anne enseignant à Marie proviennent de la chapelle Sainte-Anne construite en 1703 par Élie Duflos.
Cette série de 14 tableaux représentant les mystères du Rosaire (évènements liés à la vie de la Vierge Marie) est réalisée par l’artiste douaisien Jules Cellier. Les épisodes se lisent de la gauche en partant du chœur (Annonciation) vers le porche puis l’autre côté du porche vers le chœur (Assomption et Couronnement de Marie).
Ce mobilier de style néogothique a une particularité. Dans un quadrilobe au-dessus de la porte est sculpté le portrait de Jean Népomucène, saint patron des prêtres (1340-1393). Il pose son doigt sur sa bouche comme pour signifier le silence gardé par les prêtres lors de la confession.
En 1974, une vingtaine de sépultures est mise au jour sur la route principale de la commune, lors de travaux de terrassement. Parmi elles se trouvaient encore deux sarcophages en pierre et des objets (vases et armes) attestant d’une présence mérovingienne sur le territoire, et probablement de personnes d’un certain rang social pour être inhumées dans de telles tombes.