01 janvier - 31 décembre
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mar 9.00 - 17.00
mer 9.00 - 17.00
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dim 9.00 - 17.00
Selon une charte épiscopale, une petite église existait déjà à Lathem Saint Martin avant 1121. Sa forme romane primitive laisse supposer l’usage de pierre de Tournai, facilement acheminée par l’Escaut et la Lys.
En 1771, l’édifice fut profondément transformé : allongé de moitié, doté de transepts élargis et d’un nouvel arc de croisée. La tour, jugée instable, fut démolie et remplacée par celle qui subsiste aujourd’hui. Au 19e siècle, une dernière campagne de travaux donna à l’église son aspect actuel, celui d’une église halle néo gothique à trois nefs d’égale hauteur. La construction ancienne demeure visible dans le chœur et le transept.
Le cimetière abrite les tombes du peintre Albijn Van den Abeele et du sculpteur George Minne. À l’intérieur, le maître autel du 15e siècle attire l’attention par ses sculptures, notamment la Visitation.
La chaire de vérité et le confessionnal sont des œuvres rococo du 18e siècle réalisées par le Gantois Jacobus Martens. L’art contemporain est également présent : vitraux de Harold van de Perre, tableau Marie donnant le rosaire à saint Dominique (1900) de Gustave Van de Woestijne, et fusain Ecce Homo d’Albert Servaes.
Depuis 2005, l’église Saint Martin fait partie de la Route européenne Saint Martin de Tours, itinéraire culturel reconnu par le Conseil de l’Europe reliant Utrecht à Tours via les Flandres.
Les vitraux de 1978 et 1993, conçus par Harold Van de Perre et réalisés aux ateliers Mestdagh, déploient dans la nef l’Annonce à Marie, Marie à l’Enfant, le baptême du Christ, la mission de Pierre, la Dernière Cène, la Piéta et la Pentecôte. À l’arrière figurent Lathem Saint Martin, la Lys, un moulin, la lune, le soleil et la Jérusalem céleste. Dans la chapelle latérale apparaissent Marie, Joseph et la Nativité.
Au dessus de l’autel gauche se trouve une œuvre majeure de Gustave Van de Woestijne : la Vierge remettant le rosaire à saint Dominique, offerte en 1900 et peinte dans la tradition des Primitifs flamands. L’Assomption au dessus du tabernacle est attribuée à Antoon Van den Heuvel. À droite, Maurice Scheck représenta saint Martin partageant son manteau (1966). Dans la chapelle, un fusain d’Albert Servaes montre un puissant Ecce Homo expressionniste.