01 janvier - 31 décembre
lun 9.30 - 17.00
mar 9.30 - 17.00
mer 9.30 - 17.00
jeu 9.30 - 17.00
ven 9.30 - 17.00
sam 9.30 - 17.00
dim 9.30 - 17.00
Chapelle Notre-Dame de Messines :
lundi - mardi - jeudi - vendredi : 18.00 - 19.00
samedi 17.30
dimanche 11.00
EgliseInfo
Les origines de l’église sont peu connues. Une chose est sûre : le premier maître-autel fut consacré en 1347. Au cours de siècles, le bâtiment a été saccagé et incendié plusieurs fois mais a été heureusement restauré dans son état primitif dans les années 1960.
La tour de style gothique brabançon est bien visible et fait résonner son carillon, l’un des plus anciens de Belgique, qui compte 51 cloches, dont la plus ancienne date de 1566. Le bâtiment est aujourd’hui dégagé des maisonnettes qui l’entouraient par lesquelles les ducs d’Arenberg venaient assister à l’office pour ne pas se mêler à la foule. On remarque d’ailleurs ici et là dans l’église la place qu’ont occupée à Enghien les grandes familles comme les d’Arenberg, les princes de Croy ou plus récemment les Empain.
L’intérieur de l’église comprend quelques pièces de mobilier remarquables. Ainsi le superbe retable anversois du XVIe dans la chapelle Notre-Dame de Messines est sans doute la pièce maîtresse de cette église. En une série de petites scènes sculptées avec minutie et sens du détail, ce retable raconte de manière imagée la vie, souvent légendaire, de Marie depuis la conception et la naissance de l’enfant, différents épisodes comme la venue des rois mages, la circoncision et l’assomption finale. Il faut prendre le temps de regarder ce retable dans les détails. Cela vaut la peine et se lit comme une bande dessinée avant la lettre.
A remarquer aussi les nombreux vitraux de qualité, certains anciens, d’autres de facture plus récente, œuvres de Max Ingrand (1964), des statues remarquables du XVe siècle disséminées ici et là, les fonts baptismaux, une belle chaire de vérité.
Construit par les d'Enghien et rebâti par les Luxembourg, le chœur porte leurs armoiries sur les clefs de voûte. Six vitraux racontent le martyre de saint Sébastien, l'assaut de 1580 contre Enghien, le martyre de saint Laurent et sa procession, la décollation de saint Jean-Baptiste et la découverte de sa statuette en 1399, la visite de saint Éloi et le renouvellement de la confrérie en 1431, ainsi que le couronnement de la Vierge et la résurrection des trois enfants par saint Nicolas.
L’église Saint-Nicolas conserve trois chapelles, dont la plus ancienne est Saint-Éloi (début XIIe s.), dite Notre-Dame de Messines. La Confrérie Saint-Éloi s’y réunissait dès le XIIIe s. Les vitraux de Max Ingrand (1962) montrent la Nativité, les Noces de Cana, le Calvaire et la Descente du Saint-Esprit. Le Retable de la Vierge, Trésor classé et attribué à Moreau, présente 125 personnages, la prédelle montre l’arbre de Jessé et le centre des scènes de la vie de Marie.
Dans cette chapelle se réunissait la Confrérie Sainte-Anne. Le plafond de stuc armorié (1690) montre une colombe représentant l'Esprit-Saint entre les armoiries d’Enghien et l’emblème des Rhétoriciens, puis entre celles du duc d’Arenberg et de son épouse, corbeille et pensées illustrant la devise "Penser y fault". Au centre, un arbre naît de sainte Anne, et au sommet, l’enfant Jésus tient une croix et une pensée. Les vitraux (1930-1931) relatent l’histoire des hosties volées.
La chapelle Notre-Dame du Rosaire (1634) fut offerte par la duchesse Anne de Croy, dont les armoiries décorent la balustrade de 34 colonnes en marbre rouge. Les vantaux reproduisent ceux d’une balustrade similaire de l’église Saint-Jacques d’Anvers. Le tableau (attribué à Antoine Van Huvelle, 1635) montre la Vierge donnant le rosaire à saint Dominique, avec la duchesse agenouillée. Le banc de communion et le confessionnal (XVIIe s.) viennent de l’ancien béguinage d’Enghien.
Au-dessus de l'entrée principale, la grande verrière de Max Ingrand évoque l'Apostolat (1964). Dans la rosace, les attributs des apôtres ; au centre le Christ envoie les chrétiens de par le monde ; apothéose de foi, d'espérance et de charité... Remarquable vitrail par l'ampleur et la densité du sujet autant que par la richesse des coloris.
À Steenkerque, fief de Guillaume de Gavres, l’église observera vos faits et gestes. Vous passerez ensuite sur la route de Petit-Enghien avant d’arriver dans la cité médiévale d’Enghien. Vous y rencontrerez Jonathas, saint Éloi et des seigneurs locaux.
Fièrement dressées depuis des siècles, les églises sont les témoins de l’histoire locale. Avec les châteaux et les fermes, elles racontent une époque et ses coutumes. Ce troisième parcours vous propose l’ensemble des édifices du circuit de la Haute Senne. Une belle manière de tout savoir sur la région !
Des histoires de paysans, de grandes dames, de châteaux et de petits bonhommes...