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dimanche 11.15
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Il s’agit d’un autel à retable en chêne sculpté partiellement doré, réalisé entre 1701 et 1750 par un auteur inconnu. La peinture « style Rubens », ramenée de Malines en 1812, se situe entre les colonnes corinthiennes intérieures. Des draperies de velours pourpre et plusieurs statues encadraient les colonnes et le grand triangle doré au sommet, symbole de la Trinité, rayonnant depuis un œil central. Ces éléments ont disparu lors de la restauration de 1953.
Comme l’autel de gauche, celui-ci est en chêne partiellement doré, daté de 1700-1750. Trois statues polychromes de 60 cm, représentant Foi, Espérance et Charité, ornent le portique, identiques en tête et couronnées, chacune tenant une plume. La main gauche et la couleur de la toge les distinguent : bleu avec livre (Foi), vert sur le cœur (Espérance), grenat sur la poitrine (Charité). L’autel est couronné par saint Antoine de Padoue tenant l’Enfant-Jésus.
Le reposoir ou petit tabernacle reçoit chaque année, du jeudi saint à la veillée pascale, le Corps du Christ. Autrefois, l’autel était alors couvert de larges bandes vertes et rouges de tissu de parachute. Une niche au-dessus abrite une Vierge à l’Enfant, rappelant le « Petit Jésus de Prague », et la niche supérieure accueille une réplique en bois de saint Martin, comme pour l’autel de droite, avec des statues provenant de Piconrue, Bastogne.
Autrefois, côté chœur, une draperie de velours rouge ornait les colonnes partiellement dorées et une grande nappe blanche était relevée à l’Agnus Dei pour que les fidèles agenouillés, bouche ouverte et langue tendue, reçoivent le corps du Christ. Occasionnellement, l’autel servait aussi de « coin de punition » pour un élève turbulent, ou plus rarement pour un curé ou une mère excédée par le comportement de leur enfant.
La peinture, représentant la jeune Marie avec l’Enfant-Jésus et sa cousine Élisabeth avec Jean-Baptiste, fut ramenée de Malines en 1812 pour décorer l’autel majeur. Son déplacement fut malheureux : dans la plupart des églises, une grande œuvre centrale valorise l’autel sans distraire. Ici, le vide ainsi créé ne met plus vraiment en valeur le maître-autel, surtout depuis la perte de sa dorure partielle.
Un escalier conduit à la cuve hexagonale en chêne. Les quatre panneaux extérieurs représentent les évangélistes avec leurs symboles sur de faux tiroirs, Marc et Matthieu étant inversés, mais Luc et Jean dans l’ordre. Sous le baldaquin, une colombe, anciennement dorée, symbolisait l’Esprit-Saint, rappelant le baptême de Jésus. Au-dessus de l’abat-voie, un ange musicien souffle de la trompette, annonçant la Bonne Nouvelle.
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