01 janvier - 31 décembre
lun 9.00 - 17.00
mar 9.00 - 17.00
mer 9.00 - 17.00
jeu 9.00 - 17.00
ven 9.00 - 17.00
sam 9.00 - 17.00
dim 9.00 - 17.00
Au cœur du village veille toujours l’église Saint-Brice de Bernieulles, reconnaissable à son style architectural hétérogène. Son plan d’origine est simple : une nef centrale prolongée par un chœur et flanquée d’une tour-clocher. En longeant ses murs, on découvre encore le soubassement de silex et de grès, témoins de l’ancienneté de l’édifice. La partie la plus ancienne serait le clocher, attribué au XVe siècle.
Au XVIe siècle, une chapelle seigneuriale est construite au nord du chœur. Visible depuis la route, elle est accessible par un surprenant couloir, élément architectural singulier qui attise la curiosité des visiteurs. À l’arrière du chœur, la sacristie en brique, datée de 1810, complète l’ensemble.
L’intérieur de l’édifice, chaleureux et empreint de sérénité, invite à une pause contemplative pour découvrir ce patrimoine si particulier. Il convient de prendre le temps d’observer chaque détail, car l’église regorge elle aussi de trésors : bannières, vitraux, bâtons de procession et plaques commémoratives racontent l’histoire et la mémoire du village.
En quittant le cimetière attenant à l’église, n’oubliez pas d’admirer la chapelle funéraire de la famille Reisenthel, famille importante dans le village au XIXe siècle.
La chapelle seigneuriale conserve les vestiges des tombeaux des seigneurs de Créquy (XVe-XVIe siècles), héritiers de la baronnie de Bernieulles. Son arcade sculptée, ornée de vigne, de feuilles et d’écus martelés à la Révolution, témoigne d’un décor raffiné. L’enfeu abrite aujourd’hui des fonts baptismaux du XVIe siècle. Trois statues en bois polychrome (XVIIe-XVIIIe siècles) complètent l’ensemble : saint Joseph, saint Pierre et saint Laurent.
Le maître-autel et les autels latéraux néoclassiques proviennent de l’ancienne chapelle des Carmes de Bernieulles (XVe siècle), détruite en 1829 et dépendante du couvent des Carmes de Montreuil-sur-Mer.
Le retable abrite une peinture sur toile du XVIIIe siècle représentant Notre-Dame du Mont Carmel offrant le scapulaire, vêtement facilement identifiable des membres du Carmel à saint Simon Stock, carme anglais du XIIIe siècle, figure majeure de l’ordre carmélite fondé au XIIe siècle en Palestine.
Statue en chêne polychrome du XVIIe siècle représentant saint Roch, célèbre pèlerin et thaumaturge originaire de Montpellier. Il est identifiable à son bourdon, sa besace, son chapeau et sa cape, ainsi qu’à la plaie évoquant la peste qu’il soigna et contracta. Réfugié dans les bois, il fut secouru par un chien lui apportant du pain, ici à ses côtés. Plus rare, la présence de l’ange rappelle les épisodes marquants de sa vie.
La chaire à prêcher en chêne sculpté, peint et doré (XVIIe-XVIIIe siècles) proviendrait vraisemblablement de l’ancienne chapelle des Carmes de Bernieulles ou de l’abbaye Sainte-Austreberthe de Montreuil-sur-Mer. Son décor est orné de riches feuillages sculptés. L’abat-voix semble d’une époque plus tardive, témoignant d’évolutions successives de l’ensemble.
Dans la nef, deux niches richement sculptées abritent saint Roch et saint Benoît Labre, œuvres de Jean-Marie Morel (1846-1895), natif de Bernieulles. Formé à l’École des Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de François Jouffroy, il se distingue par ses sujets religieux. Il participe en 1874 au portail de l’abbatiale Saint-Saulve de Montreuil-sur-Mer et reçoit une mention honorable à l’Exposition universelle de 1878.