01 mai - 31 octobre
lun 9.00 - 19.00
mar 9.00 - 19.00
mer 9.00 - 19.00
jeu 9.00 - 19.00
ven 9.00 - 19.00
sam 9.00 - 19.00
dim 9.00 - 19.00
01 novembre - 30 novembre
lun 10.00 - 17.00
mar 10.00 - 17.00
mer 10.00 - 17.00
jeu 10.00 - 17.00
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Colette Rietsch : 06 26 37 88 86
Dominique Horville : 06 99 58 60 71
C’est dans un hameau de la charmante cité balnéaire du Crotoy que se niche l’église Saint-Firmin, aux portes du parc du Marquenterre.
Au coeur de la réserve naturelle de la baie de Somme, entre le fleuve côtier de la Maye et les « foraines » de Saint-Firmin, le village de Berteaucourt, qui prendra plus tard le nom de Saint-Firmin-lès-Crotoy, est très tôt un lieu de villégiature. Dès le Ve siècle, Regnacaire, chef franc proche de Clovis, aurait possédé une maison de campagne sur ces terres, qui seront ensuite érigées en seigneurie.
L’église Saint-Firmin est attestée dès le XIIe siècle. Une aquarelle réalisée en 1850 par Oswald Macqueron, conservée à la bibliothèque d’Abbeville, représente l’édifice avec sa nef plus basse que le chœur. L’ensemble est construit en grès, notamment la tour porche et son clocher bulbeux du XVIe siècle qui abrite une cloche en bronze de 900 kg datant de 1519 protégée au titre des Monuments historiques. Le chœur et la tour constituent les parties les plus anciennes de l’édifice actuel.
Un incendie, survenu en 1901, ravage l’église, qui est alors remaniée : la toiture de la nef est rehaussée pour s’aligner sur celle du chœur, et la nef est reconstruite en brique dans le style néogothique.
Aujourd’hui, l’association pour la sauvegarde des 2 églises en partenariat avec la municipalité, veille à la préservation et à la mise en valeur de ce riche patrimoine cultuel. À travers de nombreux rendez-vous, elle contribue à faire vivre et découvrir ce lieu chargé d’histoire.
Saint Firmin d’Amiens, premier évêque de la ville au IIIe siècle, est un évangélisateur venu d’Espagne. Il aurait prêché dans le nord de la Gaule avant d’être arrêté lors des persécutions romaines. Refusant d’abjurer sa foi, il est martyrisé vers 303. Son culte se développe rapidement en Picardie, où il devient l’un des principaux saints protecteurs.
Datant majoritairement de 1870, les vitraux du chœur représentent saint Firmin, la Vierge et saint Jean-Baptiste. D’autres de 1903 proviennent de l’atelier Vermonet de Reims et représentent des figures mariales (nord) et divers saints tels que saint Hubert et saint Antoine (sud).
Le chœur présente de remarquables clefs de voûte en bas-relief. Les 4 Évangélistes et leurs symboles y sont représentés (le bœuf, l’homme, l’aigle et le lion) ainsi que les instruments de la Passion du Christ. Un soleil rayonnant au visage humain accompagne ces décorations, motif médiéval associé à la résurrection du Christ.
On découvre aussi saint Antoine et son cochon, ainsi que des anges tenant phylactères ou trompettes.
Font baptismaux en pierre, chaire sculptée des Évanglistes avec leurs attributs, bancs de communion, maître-autel figurant les douze Apôtres et autels latéraux dédiés à la Vierge et saint Firmin composent le mobilier de l’église.
L’ornementation de pinacles, si caractéristiques, souligne l’esthétique verticale propre à ce style.
Des plaques tombales du XVIIIe siècle sont conservées, comme celle de Louis France et de son épouse Marie Anne Boitel. L’inhumation à l’inté¬rieur était un privilège réservé aux clercs et certains seigneurs, fondateurs ou bienfaiteurs. Toutefois, des laïcs pouvaient y être admis en échange d’une vie dévouée et d’un legs. Les emplacements proches de l’autel ou des chapelles étaient les plus recherchés.
À l’entrée de la nef trône une statue en plâtre de saint Éloi en évêque, reconnaissable à son enclume. Datant du XIXe siècle, elle est aujourd’hui protégée au titre des Monuments historiques.