01 mai - 31 octobre
lun 9.00 - 19.00
mar 9.00 - 19.00
mer 9.00 - 19.00
jeu 9.00 - 19.00
ven 9.00 - 19.00
sam 9.00 - 19.00
dim 9.00 - 19.00
01 novembre - 30 novembre
lun 10.00 - 17.00
mar 10.00 - 17.00
mer 10.00 - 17.00
jeu 10.00 - 17.00
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Colette Rietsch : 06 26 37 88 86
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C’est dans un hameau de la charmante cité balnéaire du Crotoy que se niche l’église Saint-Firmin, aux portes du parc du Marquenterre.
Au cœur de la réserve naturelle de la baie de Somme, entre le fleuve côtier de la Maye et les « foraines » de Saint-Firmin, le village de Berteaucourt, qui prendra plus tard le nom de Saint-Firmin-lès-Crotoy, est très tôt un lieu de villégiature. Dès le Ve siècle, Regnacaire, chef franc proche de Clovis, aurait possédé une maison de campagne sur ces terres, qui seront ensuite érigées en seigneurie.
L’église Saint-Firmin est attestée dès le XIIe siècle. Une aquarelle réalisée en 1850 par Oswald Macqueron, conservée à la bibliothèque d’Abbeville, représente l’édifice avec sa nef romane. On y observe une nef plus basse que le chœur. L’ensemble est construit en grès, notamment la tour-porche, surmontée d’un clocher bulbeux datant du XVIe siècle, qui constitue la partie la plus ancienne de l’édifice actuel.
Un incendie, survenu en 1901, ravage l’église, qui est alors remaniée : la toiture de la nef est rehaussée pour s’aligner sur celle du chœur, et la nef est reconstruite en brique dans le style néogothique, alors en vogue.
Aujourd’hui, l’Association de Sauvegarde des Deux Églises, en partenariat avec la municipalité, veille à la préservation et à la mise en valeur de ce riche patrimoine cultuel. À travers de nombreux rendez-vous, visites, événements et concerts, elle contribue à faire vivre et découvrir ce lieu chargé d’histoire.
Saint Firmin d’Amiens, premier évêque de la ville au IIIe siècle, est un évangélisateur venu d’Espagne. Il aurait prêché dans le nord de la Gaule avant d’être arrêté lors des persécutions romaines. Refusant d’abjurer sa foi, il est martyrisé vers 303. Son culte se développe rapidement en Picardie, où il devient l’un des principaux saints protecteurs.
Les vitraux historiés, restaurés en 2025, datent majoritairement de 1870. Certains, plus tardifs, proviennent de l’atelier Cagnard d’Amiens, dirigé par le peintre-verrier Raoul Cagnard.
Au nord, ils illustrent plusieurs figures mariales, dont la rare Divine Bergère, Notre-Dame de Boulogne et de Lourdes.
Au sud figurent divers saints comme saint Hubert et saint Antoine.
Dans le chœur sont représentés saint Firmin, la Vierge et saint Jean-Baptiste.
Le chœur présente plus de douze clefs de voûte remarquables en bas-relief. On y reconnaît les quatre évangélistes à travers leurs symboles : le bœuf (Luc), l’homme (Matthieu), l’aigle (Jean) et le lion (Marc). Un soleil rayonnant au visage humain les accompagne, motif médiéval associé à la résurrection du Christ. On découvre aussi saint Antoine et son cochon, ainsi que des anges tenant phylactères ou trompettes.
L’église conserve un mobilier néogothique homogène : fonts baptismaux en pierre, chaire à prêcher sculptée des évangélistes, banc de communion (séparant le chœur de la nef), maître-autel figurant les douze apôtres et autels latéraux dédiés à la Vierge et à saint Firmin.
L’ornementation de pinacles, si caractéristiques, souligne l’esthétique verticale propre à ce style.
Plusieurs plaques tombales du XVIIIe siècle sont conservées dans l’église et demeurent lisibles, comme celle de Louis France. L’inhumation à l’intérieur était un privilège réservé aux clercs et à certains seigneurs, fondateurs ou bienfaiteurs. Toutefois, des laïcs pouvaient aussi y être admis, en échange d’une vie dévouée et d’un legs. Les emplacements proches de l’autel ou des chapelles étaient les plus recherchés.
À l’entrée de la nef trône une statue en plâtre de saint Éloi en évêque, reconnaissable à son enclume. Datant du XIXe siècle, elle est aujourd’hui protégée au titre des Monuments historiques.