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Le plus ancien édifice religieux de Zulte date du 12e siècle. Cette église, construite en style roman, fut dédiée aux saints Pierre et Paul. Elle est située au bord de la Lys, à côté d’une importante voie romaine. Au 16e siècle, elle fut transformée en un édifice à une seule nef de style gothique tardif et en 1668 on y ajouta deux petites nefs latérales.
L’accroissement rapide de la population de Zulte nécessita un autre agrandissement en 1913 : il fut prévu de remplacer la nef latérale gauche par deux nouvelles nefs latérales plus grandes. Mais après la démolition de cette nef en 1914, les travaux furent interrompus à cause de la Première Guerre mondiale. En octobre 1918, la tour fut dynamitée par l’armée allemande en déroute, ce qui causa de gros dégâts à l’ensemble de l’édifice. En attendant l’achèvement de la nouvelle église, on utilisa un bâtiment en bois de la rue Oelsegem comme église temporaire jusqu’en 1925.
En 1925, après 11 longues années (guerre et travaux de transformation), l’église put enfin être à nouveau utilisée. Le résultat de la rénovation était une extension de trois à quatre nefs, ce qui rend cette église unique en Flandre.
Parmi les nombreuses curiosités, les vitraux ont une importance particulière : ils ne sont pas seulement magnifiques, mais ils nous racontent aussi une belle histoire de Zulte. Beaucoup de donateurs sont issus de grandes familles qui ont façonné la vie de notre paroisse au siècle dernier.
Cette toile d’Antoon van den Heuvel, datée de 1642, était destinée au maître autel avant d’être déplacée en 1925. Le modèle de saint Pierre est sans doute le même que dans l’église Saint Paul de Gand. Van den Heuvel, qui séjourna plusieurs années en Italie, s’inspira pour cette œuvre d’une fresque de Raphaël visible à Saint Pierre aux Liens à Rome, transposant son style dans la tradition flamande.
Ce vitrail, réalisé en 1927 dans l’atelier gantois d’Henri Coppejans, porte au sommet les armoiries d’Orléans, rappelant le surnom de Jeanne d’Arc, « la pucelle d’Orléans ». Il fut offert par l’industriel zultois Michel Martens, associé de Raymond Marchand, également donateur d’un autre vitrail dédié à sainte Cécile et saint Antoine. Une étude spécifique sur les vitraux, Het Pad der Verlichting (Willy Nachtergaele, 2015), leur est consacrée.