01 avril - 31 octobre
lun 8.00 - 18.00
mar 8.00 - 18.00
mer 8.00 - 18.00
jeu 8.00 - 18.00
ven 8.00 - 18.00
sam 8.00 - 18.00
dim 8.00 - 18.00
01 novembre - 31 mars
lun 8.00 - 17.00
mar 8.00 - 17.00
mer 8.00 - 17.00
jeu 8.00 - 17.00
ven 8.00 - 17.00
sam 8.00 - 17.00
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À l’intérieur, l’unité et la simplicité frappent aussitôt, rehaussées par la chaleur de la pierre locale.
L’édifice se distingue par plusieurs traits : clocher central percé de baies géminées, orientation du chœur vers l’est, voûtes des nefs latérales, alternance de piliers et colonnes galbées cruciformes, abside basse, chapelles latérales à absidioles communiquant avec le chœur, et colonnettes spiralées dominant la nef centrale.
Les nefs latérales abritent des sculptures anciennes (XVe-XVIe s.) et un panneau de terre cuite de Jean Rocour (†2005). Dans la nef centrale, un Christ en croix du XVIe siècle signé Maître Balthazar attire le regard.
Les fonts baptismaux en calcaire de Meuse, monolithe du XIIe siècle aux figures d’inspiration syrienne, comptent parmi les pièces les plus rares. Anciennes pierres tombales se découvrent dans les murs et au cimetière voisin.
L’église, réputée pour son acoustique, accueille concerts et événements. Le presbytère attenant, ancienne maison claustrale du XVIe siècle érigée sous Erard de la Mark, complète ce remarquable ensemble (non visitable).
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Visite guidée de l'église Saints-Pierre-et-Paul
Admirons l’extérieur de cette église romane du XIIe siècle, unique témoin du style clunisien en Belgique. On l’aperçoit par le porche de l’ancienne ferme du prieuré (rue d’Engihoul), depuis la place du village où elle domine sa butte avec clocher octogonal et ancien cimetière, ou encore par le “Vôye di mèsse”, offrant vue sur le jardin du presbytère, l’étang et l’arrière de l’édifice.
On est frappés par l’ampleur, l’équilibre et la chaleur de l’ensemble, illuminé par le vitrail en trèfle au-dessus du chœur (Osterrath, 1906) et les trois vitraux colorés de l’abside. La grande nef se distingue des latérales par des piliers carrés alternant avec des colonnes ou faisceaux de quatre colonnes engagées, apportant légèreté. Des colonnettes jumelées et torsadées prolongent et ornent les piliers forts.
Très originaux, ils datent de la 2e moitié du XIIe siècle en calcaire de Meuse. Soutenus par 13 éléments (un fût central et 12 colonnettes), ils présentent une cuve monolithe carrée, creusée en demi-sphère. L’extérieur, d’inspiration syrienne, montre sur chaque face deux lions acculés et, aux angles, des têtes barbues figurant sans doute les quatre fleuves du paradis, dont une couronnée. Le couvercle en dinanderie (XVIIe s.) porte une croix remplacée avant 1895.
Au centre de la grande nef, un Christ tout en chêne, œuvre du sculpteur liégeois Maître Balthazar et peint par "Maître Lambert" (Lombard ?), peintre du palais du Prince-évêque sous Erard de la Marck.
Remarquez la lourde couronne d'épines et le pagne agité par le vent. Il appartient à la fin de l'époque gothique, le vêtement volant marque la transition vers la Renaissance.
Dans la nef latérale droite, trois statues : Sainte Catherine d’Alexandrie (XVIe, bois), terrassant l’empereur par la science, son épée rappelant sa décapitation ; Saint Jean l’Évangéliste (XVe, bois), chevelure ondulée, bénissant une coupe d’où s’échappe le poison en dragon ; Sainte Barbe (XVIe, bois), identifiable à sa tour à trois fenêtres et à la palme du martyre.
Quatre dalles funéraires : celle du Rév. Jean Magonet, curé 27 ans, †1714 (transept g.); celle de Pirlot, échevin de Huy, 1508, blason et inscription gothique (transept g.); la plus ancienne, 1300, attribuée à Marie (Maroie), épouse d’Henry de Vill… (transept d., sous un Christ); la plus récente, en latin, du Rév. Jean-Henri Gérardi, curé 48 ans, †24 août 1790 (nef d., près du transept).