01 janvier - 31 décembre
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Au cœur du Pays d’Auge (partie orientale du Calvados) se niche la pittoresque église Saint-Martin de Repentigny, petit village rural d'une centaine d'habitants.
Les origines du bourg sont anciennes : la toponymie du lieu laisse supposer une racine gauloise, latinisée plus tard.
Entourée d’une haie et d’un cimetière, l’église du XIIe-XIIIe siècle se compose d’une simple nef, dont la première travée supporte le clocher, et d’un chœur à chevet plat. Ce chœur abrite le plus vieux retable du Pays d'Auge et le premier autel en pierre.
L'édifice connaît plusieurs réaménagements au fil des siècles, elle a notamment été agrandie au XVIe siècle, en particulier par la construction d’une chapelle seigneuriale, devenue aujourd’hui la sacristie.
À gauche de la porte, se trouve le monument funéraire dédié aux enfants de Repentigny morts pour la France durant la Première Guerre mondiale.
Mais il ne faut pas se fier à la simplicité extérieure de l’édifice : son intérieur émerveille et surprend les visiteurs par la qualité et la richesse de son mobilier et de ses œuvres comme ces deux statues en pierre taillée et polychrome du XVIe siècle représentant saint Michel terrassant le dragon et saint Martin en évêque, bien que la partie supérieure de la crosse qu’il tient ait disparu.
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Datant de la fin du XVIe – début du XVIIe siècle, ce retable, aux origines flamandes, est le plus ancien du Pays d’Auge. Exceptionnelle par sa conception et son iconographie, cette œuvre en bois polychrome se compose de trois parties. Au centre figure la Cène ; de chaque côté, six panneaux illustrent la Passion du Christ, de l’Arrestation à la Résurrection. Fait remarquable, son revers dévoile, douze panneaux retraçant la vie de saint Martin, évêque.
Il s’agit de l’œuvre la plus ancienne conservée dans l’église. Cette statue en bois polychrome, datée du XVe siècle, représente une Vierge couronnée tenant l’Enfant Jésus dans ses bras. L’attitude souple et le léger déhanchement de la Vierge, caractéristiques de la statuaire de la fin du Moyen Âge, lui valent l’appellation de « Vierge hanchée ».
Ce sont des décors éphémères réalisés pour honorer un défunt. Installées lors des funérailles, elles étaient retirées un an et un jour plus tard. Depuis le concile de Latran (1215), elles matérialisent le droit de patronage des seigneurs. D’abord en tissu noir, elles deviennent au fil du temps des bandes peintes, souvent ornées d’armoiries. Abolie en 1791, cette pratique subsiste ici avec celle aux armes des seigneurs Dauvet, datée du XVIIIe siècle, entourés de l’ordre de saint Louis.
L’antependium de l’autel latéral nord, dédié à la Vierge Marie, constitue un remarquable exemple de peinture sur toile du XVIIe siècle. Il met en valeur la colombe du Saint-Esprit au cœur d’un décor raffiné de rinceaux, de roses, de tulipes et de feuillages. Cette œuvre peut être attribuée au peintre Jean-Baptiste Daubin, dont les ateliers étaient établis à Lisieux.
Ces plaques rappellent les dons faits par des fidèles afin d’assurer des prières régulières pour le repos de leur âme. Très répandues aux XVIᵉ et XVIIᵉ siècles, elles précisent le nom du fondateur, les rentes accordées et les obligations du clergé. À Repentigny, la plaque de 1601 témoigne de la piété de Guillaume Martin, qui fonda messes hebdomadaires et prières sur sa sépulture.
Le « Libera me » est une prière chantée pour demander à Dieu de délivrer l’âme du défunt.
Plus petit que le tableau original signé Charles Le Brun pour la collection du roi Louis XIV, cette œuvre est une copie réalisée au Louvre par le peintre caennais Maurice Le Cesne, entre le 23 novembre et le 23 décembre 1900, pour l’église de Repentigny. Le tableau original de Le Brun est aujourd’hui conservé au Musée d’Art, d’Archéologie et de Sciences naturelles de Troyes.