01 avril - 30 septembre
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01 décembre - 31 décembre
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En octobre 2023, la chaîne Weo pour l’émission « Merci pour l’accueil » se rend à Achiet-le-Grand pour une découverte du village. L’équipe de tournage rencontre la municipalité et des bénévoles qui parlent de leur village, de ses services et aussi de son patrimoine.
Ce petit village situé dans le sud Artois (à l’ouest de Bapaume) reçoit la Croix de Guerre en 1920 après avoir connu les bombardements et la destruction quasi-totale de ses bâtiments. Une première église est attestée dès le XVIIe siècle et une photo en est prise par un Allemand en 1916. Ce cliché montre une tour carrée, très répandue dans la région. La façade comprenait deux niches en accolade trilobée qui accueillaient les statues de la Vierge et de saint Jean-Baptiste, protégées au titre des Monuments historiques depuis le XVIe siècle, et qui ont malheureusement été détruites pendant le conflit mondial.
À l’heure de la reconstruction, la commune d’Achiet-le-Grand rejoint la société coopérative de reconstruction et peut prétendre à la reconstruction de son église. C’est l’architecte Paul Lebret qui est désigné en 1927. Il propose un édifice en croix latine et une tour-clocher accolée à la façade sud-ouest. L’église d’Achiet-le-Grand est considérée comme le manifeste du travail de l’architecte qui atteint son apogée avec la reconstruction un an plus tard de l’église d’Hébuterne à quelques kilomètres.
Cette série de tableaux représentant le chemin de croix du Christ est signée de l’artiste Louis William Graux. Cet artiste a aussi réalisé le Baptême du Christ en 1934 exposé dans le chœur au-dessus du maître-autel.
Ancien mécanisme d’horloge avec balancier et contrepoids destiné à être monté sur une église. Le cadran de réglage est émaillé au nom de l’horloger C. Audegond. Celui-ci aurait œuvré aux XVIIIe et XIXe siècles et l’atelier était certainement basé à La Fère dans l’Aisne.
En 1931, l’abbé Étienne Barbry fait appel à Julien Vosch pour réaliser une série de 10 vitraux dans la nef et deux dans le chœur. Chaque vitrail de la nef se compose de deux scènes représentant des épisodes de la vie du Christ et celle des figures des saint(e)s de l’Église. Les vitraux du chœur représentent la Présentation du Christ au Temple et la décapitation de saint Jean-Baptiste.
Une grande partie du mobilier liturgique a été réalisé par la société d’Émile Pouillon en 1932 spécialisée dans la marbrerie et la décoration. Il s’agit du maître-autel et des chandeliers, de la chaire, du confessionnal et des stalles et dont l’ensemble reflètent le style en vogue à l’époque : l’art déco.