01 janvier - 31 décembre
lun 10.00 - 18.00
mar 10.00 - 18.00
mer 10.00 - 18.00
jeu 10.00 - 18.00
ven 10.00 - 18.00
sam 10.00 - 18.00
dim 10.00 - 18.00
Occupé dès la Préhistoire, le territoire dépend au Moyen Âge de la paroisse de Batz. Une première chapelle dédiée à Notre-Dame de Pitié y est édifiée. Face au développement économique et démographique de la cité, la construction de l'église actuelle débute en 1494. Financée grâce au droit de billot, un impôt breton prélevé sur les boissons, elle est bâtie en granit local.
Dominant le port, l'église Notre-Dame de Pitié est un remarquable exemple du gothique flamboyant breton. Son vaste intérieur comprend une nef et des bas-côtés, agrandis au fil du chantier. Les élégantes voûtes en tuffeau, pierre importée de la vallée de la Loire, témoignent de la prospérité de la ville. Au XVIIᵉ siècle, une tour-lanterne, inspirée de celle de Batz-sur-Mer, vient couronner l'édifice.
La Révolution bouleverse profondément l'église : mobilier vendu, cloches fondues, vitraux détruits, elle devient successivement temple républicain, magasin d'artillerie puis écurie. Rendue au culte en 1802, elle fait l'objet d'importantes restaurations entre 1839 et 1878, lui redonnant toute sa place dans le paysage croisicais.
Ouverte à tous, l'église Notre-Dame de Pitié constitue l'une des visites incontournables du Croisic afin de découvrir un patrimoine remarquable, témoin de plus de cinq siècles d'histoire .
Les vitraux, réalisés entre 1860 et 1901 (à l’exception de la grande verrière de 1967), témoignent de l’évolution de l’art du vitrail à cette époque. Ils sont l’œuvre de grands maîtres verriers : Lorin de Chartres, Megnen, Clamens et Bordereau d’Angers, Échappé et Denis de Nantes. Leur riche iconographie illustre des scènes bibliques ainsi que de grandes figures du christianisme et des saints locaux, dont saint Yves, saint René, saint Goustan et saint Félix.
Des peintures murales du XVIᵉ siècle ornent toujours six voûtes de l’église. Elles représentent des scènes bibliques, dont la Genèse avec Adam et Ève, les quatre évangélistes et la Sainte Trinité. Cette dernière, située à l’extrémité de la nef, est la mieux conservée : Dieu le Père, Jésus-Christ portant sa croix et présentant sa plaie, et le Saint-Esprit, symbolisé par une colombe, y sont représentés.
Cette statue en bois polychrome du XVIIᵉ siècle représente saint Jacques en pèlerin, vêtu de l’habit traditionnel du jacquet : bourdon, besace, mantelet et chapeau orné d’une coquille Saint-Jacques. Le livre ouvert qu’il tient rappelle qu’il est l’un des apôtres du Christ. Un hospice dédié à saint Julien l’Hospitalier accueillait autrefois les pèlerins venus de Bretagne et d’Europe du Nord en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle.
Cette peinture de 1849, réalisée par Jules-Élie Delaunay, est déposée par l’État entre 1850 et 1860 pour la chapelle de l’hospice. Elle illustre un épisode de l’Évangile selon saint Luc où Jésus guérit dix lépreux. Cette œuvre, rare par son sujet, est la première grande composition du peintre nantais, futur membre de l’Académie des beaux-arts, dont les réalisations ornent notamment l’Opéra Garnier, l’Hôtel de Ville de Paris et le Panthéon.
Cette peinture à l’huile du XVIIIᵉ siècle, signée Louis Desjardins, illustre le Passage de la mer Rouge, relaté dans le livre de l’Exode (chapitre 14). Moïse y ouvre un passage aux Israélites en étendant la main sur la mer, tandis que Dieu repousse les eaux grâce au vent. À gauche, l’armée égyptienne est engloutie par les flots, mettant fin à sa poursuite.
Dans le chœur sont suspendues deux maquettes de bateaux réalisées vers 1850 par les frères Joseph et Louis Cadin, marins au long cours. Il s’agit d’ex-voto, offerts en accomplissement d’un vœu ou en remerciement. L’une représente L’Assomption, un trois-mâts de commerce évoquant les navires de la traversée de l’Atlantique. L’autre, Le Saint-Pierre, est un trois-mâts de guerre doté de deux rangées de canons.