01 janvier - 31 décembre
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Cette importante église remonte à l’époque préromane. Donnée à Saint Vanne de Verdun en 963 puis à l’abbaye d’Hasnon en 1065, elle fut incendiée en 1581 par les Malcontents, qui tuèrent les habitants réfugiés à l’intérieur. Après un nouvel incendie en 1728, la grande toiture aurait été abaissée faute de moyens.
Comme beaucoup d’édifices anciens, elle est dédiée à saint Martin, représenté sur le portail, dans la nef gauche et en fresque dans le chœur. Au XVIᵉ siècle, sainte Wilgeforte devint une figure concurrente ; sa statue barbue de 1646, visible sur l’autel latéral droit, fut sauvée de l’incendie de 1728.
Les fouilles indiquent un premier édifice au IXᵉ siècle. Les phases successives ont produit une tour ouest gothique (XIIIᵉ), une nef à trois nefs de quatre travées (XIIIᵉ XVᵉ), un chœur roman plus élevé (XIᵉ XIIᵉ), une sacristie sud du XVIIIᵉ avec soubassement du XVIIᵉ et un cellier du début du XIXᵉ. Les murs mêlent divers matériaux, dont des tuiles romaines.
L’intérieur conserve une chaire Renaissance (XVIIᵉ), quatre confessionnaux du XVIIIᵉ, des stalles du XIXᵉ et un jubé avec orgue Van Peteghem (1771), adapté en 1914. Le mur latéral porte d’anciennes pierres tombales.
Velzeke offre un cadre historique, mais le cimetière attenant a été remplacé en 1960 par une place asphaltée.
Cet officier romain d’origine hongroise, en poste à Amiens, partage son manteau avec un mendiant qui se révèle être le Christ, provoquant sa conversion. Il deviendra évêque de Tours. La statue, fournie en 1910 par Van Biesbrouck de Gand, rappelle que saint Martin est le patron de l’église. On voit aussi une peinture murale dans le grand chœur nord et une sculpture en pierre blanche à l’extérieur, près de l’entrée.
Ce meuble baroque doré présente un grand tabernacle cylindrique surmonté d’un calice avec hostie et chérubins. En dessous figure l’Agneau de Dieu portant une croix. Le piédestal montre un œil divin rayonnant, tandis qu’un Christ en croix, sculpté sur un globe, domine l’ensemble. Restauré en 1734 par Lambertus Panne, il servait autrefois de rangement avant l’ajout du tabernacle, dont l’ouverture arrière valut un jour une réprimande au curé.
En 2009 et 2010, plusieurs statues et mobilier d'église ont été restaurés : saint Pierre et saint Paul, la statue du Sacré Cœur, la statue de Marie, saint Joseph et l'Enfant, saint François-Xavier, sainte Barbe, plusieurs socles en bois et consoles en plâtre.
Les plus belles statues sont celles de saint Pierre et saint Paul, datant de 1601 à 1650 et sculptées en bois.
Réalisé en chêne en 1886 par le sculpteur gantois Camiel Lippens, cet autel coûta 2 600 francs et comprenait autrefois chandeliers, planches à canon et sceau en fer. Situé du côté des femmes, il abrite une sobre et belle statue de la Vierge, debout sur le croissant de lune selon la Femme de l’Apocalypse, triomphant du dragon. Les deux inscriptions latines évoquent l’Immaculée Conception.
L’autel, réalisé en 1888 par Camiel Lippens pour 2 600 francs, abrite une statue plus ancienne datant de 1646, sauvée lors de l’incendie de 1728. Elle représente Wilgeforte, princesse chrétienne du Portugal : pour échapper au mariage imposé avec un roi païen, elle pria Dieu de la rendre peu désirable et se vit pousser une barbe. Son père, furieux, la fit crucifier. Cette légende inspira la statue conservée ici.
Peintures modernes du "Christ brisé" et du "Christ ressuscité" par l'artiste local Koen Penninck (2016).