Eglise fermée pour travaux de restauration.
Une légende est liée au nom de la ville. Il y a longtemps, un lion terrorisait la région. Personne n’était capable de le tuer. Mais avec la bénédiction de saint Amand, évangélisateur de la Flandre, les gens sont parvenus à tuer le lion. Saint Amand a fait construire une chapelle sur ce lieu qui a pris le nom de ‘Lewe aan de Dender’ (lion sur la Dendre).
L’église actuelle à trois nefs a été construite au 13e siècle - début du 14e siècle. La pierre utilisée est du grès. Des parties de la nef centrale, la nef latérale sud et la tour carrée ouest sont de style gothique tardif.
En 1763, la nef latérale sud a été transformée; la nef latérale nord érigée. En 1894-1895, sous la direction de Julius Goethals (1855-1918), architecte de la ville d’Aalst (Alost), l’église a connu de grandes transformations dont le choeur et le transept néogothiques. La flèche de la tour octogonale a été ajoutée en 1942-1943 par l’architecte Stan Leurs.
Dans l'église, restaurée en 1972, on donne régulièrement des concerts sur les orgues Van Peteghem. L’intérieur est riche en sculptures sur bois du 18e siècle principalement.
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Le vitrail à quatre axes présente le tétramorphe : lion de Marc, taureau de Luc, aigle de Jean et homme de Matthieu, motif repris dans la chaire et le maître autel. L’église conserve aussi des vitraux atypiques : au transept nord, un vitrail remercie la protection durant la Seconde Guerre mondiale ; au sud, une série Art nouveau. Dans le chœur, la Cène montre Judas sans auréole, tandis que d’autres vitraux reflètent des couleurs multicolores.
On peut voir de beaux éléments multicolores des vitraux d'en face : coïncidence ou pas ?
La chaire monumentale, conçue en 1717 par les frères De Kinder d’après le plan de P. Du Can, présente une particularité : Marie Madeleine y apparaît comme apôtre, laissant imaginer un rôle autrefois différent pour la femme dans l’Église.
La coque montre plusieurs scènes figuratives, dont un détail du Retour du fils prodigue de Rembrandt. On y voit aussi la Sainte Église soutenant la parole de Dieu grâce à sa sagesse et sa connaissance.
Le monument funéraire, installé dans une niche gothique ornée de pinacles, montre un gisant accompagné d’un lion. Au centre, le blason au lion couronné rappelle les anciennes seigneuries de Denderleeuw et Liedekerke, séparées depuis. Un arrêt de 1773 fixa le château à Denderleeuw. Restauré en 1902 par le colonel Aymar de Liedekerke et Lady Béranger, ce monument très ancien, aujourd’hui endommagé, est intégré au plan de restauration des architectes Van Acker and Partners.
M. Dhase appartenait à l'école flamande et était peintre officiel de Marie-Thérèse. Le tableau se trouve au nord de l'autel Notre-Dame. Il a été restauré en 1952 par le peintre Philemon Berckman, originaire de Grammont.
Le Christ occupe le centre et est flanqué des deux disciples d'Emmaüs. Ils sont assis à une table dressée avec du pain et du vin. L'après-midi, la lumière est optimale pour apprécier cette œuvre d'art précieuse.Le voile rouge bordeaux, bordé de vert et orné d’un faisceau, montre le Pius Pelicanus nourrissant ses trois petits, symbole médiéval de compassion où la mère se blesse pour sauver ses fils après le rappel sévère du père. Après les lourds dégâts de la Seconde Guerre mondiale, plusieurs peintures murales — anges, armoiries — furent recouvertes. Ont elles disparu ou dorment elles encore sous les couches de restauration ?
Le Chemin de Croix à l’huile sur cuivre de Leo Steel (1915) aurait été enterré pour survivre à la Seconde Guerre mondiale. La nef nord présente deux médaillons de P. Spruyt d’après Rubens, consacrés à saint Roch et à la peste de 1666, ainsi qu’une statue en bois du saint à la croisée. Au sud, deux médaillons de H. J. Geens (1789) illustrent saint Amand prêchant puis baptisant Sigebert. L’église conserve encore plusieurs œuvres dédiées à son saint patron.