01 janvier - 31 décembre
lun 9.00 - 18.00
mar 9.00 - 18.00
mer 9.00 - 18.00
jeu 9.00 - 18.00
ven 9.00 - 18.00
sam 9.00 - 18.00
dim 9.00 - 18.00
Montmirail est le théâtre d’une rencontre diplomatique majeure entre le roi Louis VII de France et Henri II Plantagenêt. Au cours de ces échanges, Louis VII tente sans succès de réconcilier le futur saint Thomas de Cantorbéry avec le roi d’Angleterre. Cette entrevue, entrée dans l’Histoire sous le nom de « paix de Montmirail », renforce toutefois les liens entre les deux maisons par un projet d’alliance matrimoniale. Elle pose également les bases du futur partage des possessions des Plantagenêt entre les fils d’Henri II et d’Aliénor d’Aquitaine : Henri, Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre.
Point culminant de la cité, le château en structure l’organisation.
À proximité s’élève l’église Notre-Dame de l’Assomption. Endommagée lors du siège de 1421, durant la guerre de Cent Ans, elle ne conserve alors que quelques murs du XIIe siècle. Reconstruite aux XVe et XVIe siècles, son chœur est entièrement rebâti en 1505 à l’occasion du mariage de Jean V de Bruges et de Marie de Melun, seigneurs héritiers du Maine. D’un plan simple, l’édifice est agrandi au XVIIe siècle par l’ajout d’une nef latérale, puis au XIXe siècle avec la chapelle dite du château et une sacristie.
À l’entrée, les trois bénitiers du XVIIe siècle proviennent d’un don réalisé en 1685 par Honorat Gomer, receveur des Gabelles. Le plus grand, en marbre rose et sur pied, faisait office d’ancien baptistère. Les deux autres, en marbre veiné noir et blanc, portent la même inscription commémorant ce don.
Les fonts baptismaux en marbre veiné noir et blanc, ainsi que leur grille en fer forgé, datent du XVIIIe siècle. À la base, les barres de la grille dessinent un motif de fleur de lys. Les chapiteaux sont ornés de têtes d’anges joufflus, symboles de l’Esprit saint descendant sur les nouveaux baptisés.
Daté du XVIe siècle, ce groupe sculpté a retrouvé sa polychromie du XVIIIe siècle lors de sa restauration en 1949. Il représente la Déploration, épisode de la Passion situé entre la Descente de Croix et la Mise au tombeau. Conformément à la tradition, saint Jean, vêtu de rouge, accompagne la Vierge et le Christ, entourés de saintes femmes. Cette scène est à l’origine de l’iconographie de la Piéta, qui ne conserve que Marie et le Christ.
Ce reliquaire en pierre taillée renferme le cœur de « haute et puissante dame Marie de Melun », dont le corps repose à La Palisse, comme l’indique l’épitaphe. Mariée ici en 1505, elle épouse en secondes noces Jacques II de Chabannes, seigneur de La Palice, proche du pouvoir royal. L’ensemble est orné de figures de saints en bas-relief.
Cette verrière du XVIe siècle représente Jean V de Bruges, seigneur de la Gruthuse, et sa troisième épouse, Marie de Melun, qui lui apporte le territoire du Perche-Gouët où se situe Montmirail. Leurs armoiries figurent sur l’armure de Jean V. Tous deux sont représentés en prière, aux pieds de leurs saints patrons, saint Jean et la Vierge Marie.