15 avril - 30 septembre
lun 9.00 - 18.30
mar 9.00 - 18.30
mer 9.00 - 18.30
jeu 9.00 - 18.30
ven 9.00 - 18.30
sam 9.00 - 18.30
dim 9.00 - 18.30
01 octobre - 14 avril
lun 9.00 - 16.00
mar 9.00 - 16.00
mer 9.00 - 16.00
jeu 9.00 - 16.00
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L’abbatiale de Montier-en-Der a été construite au Xème siècle sur l’emplacement de l’église de l’abbaye dervoise qui bénéficiait d’un rayonnement extrêmement important. Cette abbaye avait été fondée sous forme d’un monastère de moines en même temps que le village de Montier-en-Der (monasterium in dervo) par un moine nommé Berchaire autour des années 665-675.
A la fin du XIIème et au XIIIème siècle, le chœur de l’abbatiale est remplacé par un chœur gothique de toute beauté avec ouvertures sur la lumière et la montée vers le ciel. La nef devait être également transformée mais ne le fût pas. Cette construction gothique est parmi les premières de l’époque.
Avant la Révolution, la paroisse de Montier-en-Der possédait une église non monacale. Après le départ des moines, celle-ci a été détruite et les paroissiens ont pratiqué leur culte dans l’abbatiale.
En 1940, un bombardement terrestre a détruit de nombreuses habitations du village et une grande partie de l’église abbatiale qui sera reconstruite à l’identique. Il fallut attendre 1982 pour inaugurer le nouveau clocher.
De style gothique débutant, cet ensemble, à trois niveaux, s’élève vers le ciel et la lumière et, malgré le volume de l’édifice, donne une impression de finesse et de légèreté. Le gothique plus tardif augmente cet effet aérien par des ciselures et des ouvertures encore plus élaborées.
Peu endommagée par le bombardement de 1940, l'abside témoigne de la construction gothique des XIIème et XIIIème siècles, époque de la construction plus généralisée des cathédrales dans les grandes villes.
Reconstruite à l’identique après 1940, elle donne à l’édifice son impressionnante solennité par ses dimensions et son dépouillement. L’épaisseur des murs et des piliers renforce cette idée de puissance.
Le vaisseau se divise en une nef centrale et deux bas-côtés. Ces trois espaces sont séparés par des piliers massifs et carrés laissant des ouvertures en plein cintre.
Le bas-côté gauche (Est) à décor gothique est aveugle et communiquait avec l’abbaye.
Au centre de l'abside, avec son abondant décor sculpté, elle présente un style gothique très aéré comptant 14 fenêtres, séparées 2 par 2 par de fines colonnettes qui se rejoignent par une clef de voûte feuillagée. À la base du mur des colonnettes séparent de petites alcôves à chapiteaux.
Cette partie de l’église n’a pas été détruite en 1940 et a permis, pendant toute la période de reconstruction, de célébrer les offices dans un espace protégé des travaux par une simple palissade de planches.
Il conserve sculptures et pierres sculptées provenant de l’abbaye. Parmi celles-ci figure l’Homme Chêne dont les traits du visage sont prolongés de feuilles de chêne. Or on connait l’importance de cet arbre dans cette région du Der (Der signifiant chêne en celte) par la richesse qu’il a toujours représentée.
Ces chênes ont été au cœur des débats entre laïcs et moines de l’abbaye lors du procès qui opposa la commune de Montier-en-Der et l’abbaye, procès qui n’a trouvé sa « solution » qu’en 1789 !
Il est rattaché à la nef par une double colonne. Son style gothique signe sa construction aux XIIème-XIIIème siècles.
Au premier niveau règne un triforium aéré avec un système de colonnettes et d’arcs reproduisant l’architecture du rez-de-chaussée. Chaque ogive est séparée en deux pour donner un aspect encore plus ciselé. Il est surmonté d'une galerie dont les ouvertures sont divisées en trois par de fines colonnettes. Enfin les seize baies hautes présentent des figures de saints.
Œuvre de Claude Delmas, installée en janvier 2020, elle est ornée de 21 éléments de verre composés de 3 prismes enchâssés dans une armature en acier.
Selon l'artiste, le mariage de l'acier et du verre pour signifient la permanence du Christ et sa présence parmi nous. Le chiffre 3 renvoie à la Trinité. "Au centre, le rouge du "cœur de la Passion" s'unit au bleu qui ouvre les horizons du possible, ceux de l'amour, de la paix et de la fraternité. »