01 avril - 31 octobre
lun 8.00 - 18.00
mar 8.00 - 18.00
mer 8.00 - 18.00
jeu 8.00 - 18.00
ven 8.00 - 18.00
sam 8.00 - 18.00
dim 8.00 - 18.00
01 novembre - 31 mars
lun 8.00 - 17.00
mar 8.00 - 17.00
mer 8.00 - 17.00
jeu 8.00 - 17.00
ven 8.00 - 17.00
sam 8.00 - 17.00
dim 8.00 - 17.00
Point accueil de la cathédrale ouvert tous les jours de 14h à 17h (hiver) et 18h (en été)
Tourisme Saint-Omer • + 33 (0)3 21 98 08 51
Les amis de la cathédrales : +33 6 08 93 75 08 • animations@cathedrale@orange.fr
semaine : 8.30
dimanche : 9.30
Messes avec orgues
Ce joyau d’architecture médiévale s’inscrit dans une longue histoire. Audomar (ou Omer), saint évangélisateur, évêque de Thérouanne au VIIe siècle, construit à Sithiu, village situé dans les marais de l’Aa (future ville de Saint-Omer), une chapelle dédiée à la Vierge dans laquelle il est inhumé.
Continuant son œuvre, des chanoines élèvent au cours du XIe siècle une collégiale romane, centre important de production intellectuelle et artistique. A partir du XIIIe siècle, elle se transforme pour devenir un exceptionnel édifice gothique. Sa construction s’étalant sur quatre siècles, on peut y admirer toutes les nuances de l’art gothique, ce qui en fait l’un des plus somptueux témoins de l’art gothique des provinces du Nord.
Au XVIe siècle, la collégiale devient cathédrale suite au transfert d’une partie du territoire de l’évêché éteint de Thérouanne, ville rasée par Charles Quint. Mais la décision de réinstaller Arras au rang d’évêché par le concordat de 1801 fait de l’ancienne cathédrale une simple église. Au XIXe siècle, pour honorer la vitalité du pèlerinage à Notre-Dame des Miracles, Pie IX lui donne le titre de basilique.
Notre-Dame de Saint-Omer surprend également par la quantité et la qualité de son mobilier : un impressionnant buffet d’orgue, une très rare horloge astrolabe, et la Descente de Croix de Rubens. Sans oublier un important patrimoine funéraire : le cénotaphe de saint Omer, le célèbre tombeau d’Erkembode « le saint qui fait marcher » ou le Mausolée d'Eustache de Croÿ, œuvre majeure de Jacques Du Broeucq.
En 1555 les chanoines confient à Pierre Enguerran, horloger audomarois, le soin de « faire et construire une horloge en mettant à son profit la récupération de l’ancienne » antérieure à 1378. L’aiguille qui porte le soleil indique l’heure, le mois, le quantième du jour et le signe du zodiaque. L'horloge donne en outre la place, en continu, de 8 constellations et avec les signes du zodiaque, leurs quantièmes et les 12 maisons. Sa mécanique ne compte que 25 pièces en mouvement.
Cette sculpture monumentale du XIIIe siècle provient du portail occidental de l’ancienne cathédrale de Thérouanne. Le groupe composé de trois statues - un Christ en majesté, allégorie du Jugement dernier, la Vierge et saint Jean - est mis en valeur par le jeu de la perspective.
Le buffet d'esprit baroque date de 1717, il est l’œuvre des frères Piette, maîtres-sculpteurs de la région. Lors de sa restauration le facteur d’orgue Aristide Cavaillé-Coll réalise un chef-d’œuvre : un grand orgue romantique comprenant 50 jeux et 3.300 tuyaux. Un remarquable décor sculpté vient compléter l’impressionnant buffet.
Abbé de Saint-Bertin, évêque de l’immense diocèse de Thérouanne, qui s’étendait de la Somme à Ypres, saint Erkembode dit « le saint qui fait marcher », doit son surnom à son inlassable arpentage du diocèse au service des plus pauvres, achevant sa vie paralysé. Les nombreuses chaussures déposées sur son tombeau, taillé en grès au VIIIe siècle, témoignent d'une dévotion populaire selon laquelle le saint vient en aide aux enfants et personnes qui ont du mal à marcher.
Placée à l’origine dans une chapelle sur la Grand Place, ce n’est qu’en 1785 que cette statue datant de 1200 en bois doré intègre la cathédrale. Elle est l’objet d’une vénération toute particulière de la part des audomarois lors de la neuvaine en septembre. Ses miracles sont illustrés sur les colonnes du transept.