01 avril - 30 septembre
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01 octobre - 31 mars
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Selon la tradition, le prince franc rhénan saint Baldéric, en quête de solitude, choisit de d’établir un ermitage sur cette colline après qu’un faucon lui en eut désigné l’emplacement. Vers 620, il y fonde le premier monastère du territoire, dédié à saint Pierre et régi par la règle de saint Benoît, où séjournera notamment le futur saint Waudrille.
Au fil des siècles, Montfaucon connaît périodes de prospérité et de destruction. Délaissé sous Charles Martel, le monastère renaît sous Charlemagne qui, selon la tradition, transforme l’église abbatiale en collégiale dédiée à saint Germain après le passage de reliques du saint. En 888, le site est le théâtre d’une victoire décisive d’Eudes sur les Normands.
Épargnée par la Révolution, la collégiale voit néanmoins ses chanoines s’exiler, tandis que l’église paroissiale Saint-Laurent disparaît après avoir déjà souffert de la guerre de Trente Ans. Reconstruite au XIXᵉ siècle dans un style néo-roman et ornée des vitraux de Charles Lorin, elle est de nouveau détruite lors de la Première Guerre mondiale. Occupant une position stratégique, la colline abritait un observatoire allemand et fut reprise par les troupes américaines en septembre 1918.
Reconstruit au pied de la colline, le village renaît une nouvelle fois. Dès 1929, l’église Saint-Laurent est rebâtie à l’identique de son précédent édifice. Aujourd’hui, les vestiges de la collégiale, les blockhaus et le paysage environnant témoignent de ce passé exceptionnel.
Les quatorze stations du chemin de croix, en céramique de Desvres (Pas-de-Calais), proviennent des ateliers Fourmaintraux-Delassus. Réalisés dans un style Art déco durant l’entre-deux-guerres, ces remarquables bas-reliefs sont l’œuvre de Jean Louwerse. Rares en France, ils constituent une réplique du chemin de croix de l’église Saint-Sauveur de Desvres et de celui réalisé pour la cathédrale de Chicago.
Ces mosaïques, typiques du style Art déco avec leurs formes géométriques, sont signées M. Dano, Charles Lorin et Cie. La première représente saint Christophe portant l’Enfant Jésus, symbole de protection des voyageurs. La seconde illustre saint Georges terrassant le dragon, figure emblématique du triomphe du bien sur le mal.
Réalisés en 1931 par les Ateliers Charles Lorin de Chartres et de Paris, ces vitraux adoptent le style Art déco. Cinq verrières du chœur illustrent la bataille de Montfaucon (888), inspirées de cartons probablement conservés de l’ancienne collégiale Saint-Germain, puis réinterprétés dans le goût de l’époque. Les autres vitraux représentent des scènes religieuses ainsi que des saints particulièrement vénérés au début du XXᵉ siècle.
Cette châsse reliquaire néogothique du XIXᵉ siècle abritait les reliques de saint Baldéric, dérobées en 1989. Décédé à Reims, le saint fut d’abord inhumé à Saint-Pierre-lès-Dame avant que sa dépouille ne rejoigne l’église paroissiale. Au fil des invasions et des guerres, ses reliques furent déplacées et dispersées. En 1780, elles furent solennellement transférées dans l’église. Un reliquaire en cuivre réalisé en 1885 disparait durant la Grande Guerre avant de réapparaître à Stenay.
Installés dans la chapelle des baptistères, ces fonts baptismaux bicolores se composent d’une colonne et d’une cuve octogonale en grès. Celle-ci est ornée de frises aux motifs architecturaux et floraux, témoignant du soin apporté à cet élément essentiel de la vie chrétienne.
Christ en croix en bois sculpté et polychromé, attribuable au XVIIIᵉ siècle. Son anatomie sobre, la tête inclinée et l’expression apaisée du visage traduisent une souffrance mesurée, caractéristique de cette époque. Le périzonium, aux plis simples et peu mouvementés, est également typique des productions du XVIIIᵉ siècle. La croix, quant à elle, est d’époque plus récente.