01 janvier - 31 décembre
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Au cœur de l’Avesnois, le village de Hon-Hergies possède deux églises, héritage de l’union en 1790 de deux communes distinctes, Hon et Hergies. À l’origine, chacune dépendait d’une abbaye voisine : Saint-Vaast à Hergies relevait de l’abbaye d’Hautmont, tandis que Saint-Martin à Hon était liée à l’abbaye de Lobbes, en Belgique actuelle.
L’église Saint-Martin se dresse près de l’emplacement d’un ancien château où, au IXᵉ siècle, se déroula l’histoire d’amour mouvementée de Lothaire II, roi de Lotharingie et arrière-petit-fils de Charlemagne, et de Waldrade. Leur union, longtemps combattue par l’Église, provoqua un important conflit politique et religieux. Deux de leurs enfants furent enterrés dans l’ancienne église de Hon ; l’un d’eux, Hugues, devint abbé de Lobbes, à laquelle le village fut rattaché.
L’église actuelle, de style baroque, est reconstruite entre 1764 et 1769. Elle réemploie les soubassements en grès de l’édifice médiéval. Plus vaste, bâtie en briques et pierres, elle se distingue par son clocher à bulbe de type bavaisien. L’intérieur lumineux abrite une nef à collatéraux, de hautes voûtes en berceau, des statues du XVIᵉ siècle et un remarquable buffet d’orgues. Le chœur, exceptionnellement vaste pour une église de village, rappelle l’influence monastique.
Au début du XXᵉ siècle, une nouvelle cloche et des vitraux complètent l’édifice. Aujourd’hui encore, l’église est un important lieu de pèlerinage dédié à Notre-Dame de Hon.
L’église présente quatre tableaux remarquables, inscrits Monuments Historiques : deux représentations de saint Martin, une Assomption et une Annonciation. Le retable de l’Annonciation est une copie d’une œuvre de Rubens, visible au musée de Valenciennes, par un peintre valenciennois.
Dans sa chapelle, la Vierge à l’Enfant couronnée, dorée à la feuille, date du XIXᵉ siècle. Elle fait encore l’objet d’un important pèlerinage en septembre, héritage d’une forte dévotion mariale née après le miracle de 1215, invoqué contre la peste. La chapelle primitive de Hon, détruite en 1709 après la bataille de Malplaquet, donna lieu à la création d’autres sanctuaires, notamment à Mons. La statue actuelle est une copie réduite de celle de Mons, détruite à la Révolution.
De type bavaisien, il est édifié en 1769. Il reprend les caractéristiques baroques et les influences du Saint- Empire-Romain-Germanique. Cette influence s’explique par l’autorité exercée par l’abbaye de Lobbes, située dans le diocèse de Liège.
Derrière l’expositoire du maître- autel en bois sculpté, le fond du chœur est orné d’une impressionnante gloire rayonnante portant l’inscription « Gloria in excelsis Deo ». Il s’agit d’un chant de louange à la Sainte
Trinité, dont le Saint-Esprit est présent sur l’expositoire, extrait du chant des anges à Bethléem tiré de l’Evangile de Luc. La plupart des grands compositeurs ont repris ce texte pour en tirer des œuvres musicales célèbres (Charpentier, Vivaldi, Bach, Haendel …).
Sous la tribune se trouvent quatre blochets sculptés. Il s’agit de pièces en bois servant d’appui à la charpente, courants dans le Hainaut et l’Oise depuis le XVe siècle. Les quatre blochets représentent des apôtres, de gauche à droite : saint Thadée avec sa masse, saint Simon avec sa scie, saint Jacques avec son bourdon et sa besace et saint Pierre.
La chapelle présente un certain nombre de biens, inscrits Monuments Historiques. Huit médaillons en bois (XVIIIe), provenant de l’abbaye de Lobbes, côtoient les statues de sainte Anne avec la Vierge Marie enfant (XVIe), de saint Roch et son chien (XVIIIe), de saint Martin à cheval (XIXe), de saint Sébastien, patron des archers (XVIIIe), de saint Éloi avec son marteau (XVIIe), saint Jean (XVIIIe), une Vierge à l’Enfant et deux Christ en croix dont l’un provient du calvaire (XVIIe).