01 avril - 31 octobre
lun 9.00 - 17.00
mar 9.00 - 17.00
mer 9.00 - 17.00
jeu 9.00 - 17.00
ven 9.00 - 17.00
sam 9.00 - 17.00
dim 9.00 - 17.00
01 novembre - 31 mars
lun 10.00 - 16.00
mar 10.00 - 16.00
mer 10.00 - 16.00
jeu 10.00 - 16.00
ven 10.00 - 16.00
sam 10.00 - 16.00
dim 10.00 - 16.00
Malgré tout, Bourmont a su prospérer. Aujourd’hui, plusieurs clochers ponctuent encore son paysage. L’église Notre-Dame, ancienne chapelle castrale probablement fondée au Xe siècle et dédiée à saint Florentin, devient collégiale au XVIIᵉ siècle lorsque les chanoines de La Mothe s’y installent. Ils reconstruisent l’édifice au XVIIIᵉ siècle. Après la disparition du chapitre en 1762, elle devient église paroissiale, en remplacement de l’ancienne Notre-Dame, alors très dégradée et située plus bas dans le bourg, à l’emplacement de l’actuel parking jouxtant Saint-Joseph.
Au XIXᵉ siècle, les habitants, lassés de l’accès difficile à Notre-Dame, souhaitent une nouvelle église plus proche. Grâce au soutien de la comtesse Ducos, proche du pouvoir impérial, l’église Saint-Joseph est construite dès 1855 dans le style néogothique alors en vogue et consacrée en 1859.
La rapidité du chantier explique la remarquable homogénéité de son architecture et de son mobilier. Une vingtaine d’années plus tard, l’un des deux clochers projetés est édifié. Faute de moyens, le second ne verra jamais le jour. Pousser les portes de Saint-Joseph, c’est aujourd’hui encore plonger dans l’élégance raffinée du XIXᵉ siècle, admirablement préservée.
Inspiré du style gothique, le portail en arc brisé se distingue par ses voussures ornées de motifs végétaux et ses colonnes corinthiennes. Son tympan, sculpté en 1887 par Jules Charonnot, représente le Christ juge entouré des quatre évangélistes et de leurs symboles. Dans la tradition chrétienne, le portail évoque l’entrée du Paradis : le Christ accueille et veille sur les fidèles franchissant le seuil de l’église.
Elle caractérise parfaitement le style néogothique de l’édifice. La réalisation de la rosace s’est faite en un temps remarquablement court. L’abbé Cultot, alors curé de Bourmont, commande les vitraux au cours de l’été 1858 à l’atelier le Maréchal de Metz. Ils sont réalisés et expédiés par l’atelier dès la mi- septembre. Enfin, au mois de novembre, un ouvrier vient de Metz pour opérer à la pose, cette dernière lui prendra 13 jours.
L’ensemble de l’autel, ainsi que les peintures murales qui l’entourent ont été offerts par de riches familles bourmontaises, à l’époque de la construction de l’église. La famille Gibrat a offert l’autel en février 1862. Sculpté par Jules Charonnot, l’autel est dédié à Saint-Nicolas qui est représenté au centre en ronde-bosse, entouré de Saint-Pierre à sa gauche et Saint-Paul à sa droite. La famille Maure a offert les peintures murales en 1898, comme en atteste l’inscription du la clé de voûte.
Le maître-autel composite présente une façade à colonnes laissant apparaître, à l’arrière, une peinture du Christ au linceul. Il est surmonté d’un gradin monumental encadrant un tabernacle coiffé d’un dais sculpté. Douze niches, destinées à l’origine à accueillir des statuettes jamais réalisées, sont ornées de peintures des apôtres. Les chandeliers et la porte du tabernacle ont été réalisés par Placide Poussielgue-Rusand.