01 avril - 31 octobre
lun 9.00 - 19.00
mar 9.00 - 19.00
mer 9.00 - 19.00
jeu 9.00 - 19.00
ven 9.00 - 19.00
sam 9.00 - 19.00
dim 9.00 - 19.00
01 novembre - 31 mars
lun 9.00 - 17.00
mar 9.00 - 17.00
mer 9.00 - 17.00
jeu 9.00 - 17.00
ven 9.00 - 17.00
sam 9.00 - 17.00
dim 9.00 - 17.00
Depuis des temps très anciens, le village de Beaumont abrite un sanctuaire dédié à la Vierge Marie. Cette modeste chapelle devint rapidement un lieu de pèlerinage très fréquenté, avant d’être rattachée à la prestigieuse abbaye de Cluny.
L’abbaye bénédictine fit alors édifier un prieuré attenant à l’église. Sous l’abbatiat de saint Hugues, y vivait un moine nommé Gérard. De retour d’un voyage à Rome, celui-ci fut attaqué par des brigands, dépouillé de tous ses biens et emprisonné dans une tour au cœur d’une région montagneuse. Après de longues souffrances, il parvint toutefois à s’évader et se retira à Beaumont.
C’est là, rapporte l’abbé Pierre le Vénérable dans son Livre des Miracles, qu’eut lieu un événement marquant. Le jour de la fête de la Circoncision du Seigneur, alors que Gérard célébrait la messe avec une grande ferveur, il fut témoin d’une vision extraordinaire. Au moment de l’élévation, un enfant lui tendant les bras, lui apparus. À ses côtés, se tenaient la Vierge Marie, pleine de tendresse maternelle, et un ange assistant au sacrifice. Celui-ci lui adressa ces paroles : « Pourquoi vous étonner ? Cet enfant que vous voyez gouverne le Ciel et la Terre. »
La vision disparut ensuite, laissant Gérard achever l’office, profondément bouleversé par cette expérience spirituelle, qui contribua durablement à la renommée du sanctuaire de Beaumont.
Ce portail se distingue par son arc en plein cintre dépourvu de tympan. L’archivolte, décorée de feuilles d’acanthe, repose sur deux tailloirs ornés de billettes formant un damier, eux-mêmes soutenus par des chapiteaux sculptés de personnages et d’animaux, posés sur de fines colonnes. De nombreuses traces de polychromie subsistent, rappelant la richesse colorée originelle. Ce portail est classé Monument historique depuis le 3 mars 1986.
À l’origine de plan basilical, l’église possédait une voûte en plein cintre, deux collatéraux et une abside semi-circulaire. Incendiée durant les guerres de Religion, elle fut remaniée : les voûtes cédèrent la place à une charpente lambrissée et les piliers furent supprimés. Un chœur gothique à chevet plat fut alors édifié, éclairé par une grande verrière à meneaux ornée d’un vitrail du XIXᵉ siècle représentant la Vierge couronnée et l’Enfant, entourés de sainte Anne et de saint Joseph. La clef de voûte figure le Christ en gloire, entouré d’anges musiciens.
La défunte est donc inhumée debout. Elle porte l'inscription gravée autour d'un écusson: "Cy-gist Regnée de Préfontaine, fille de Jehan de Préfontaine et de Catherine de Tavannes, dame de Varchamps, de la Coulonne et de Beaumont en partie, laquelle mourut en septembre 1527".
Le premier est comme un lion et désigne Marc. Le deuxième est comme un jeune taureau et est le symbole de Luc. Le troisième à un visage d'homme et représente Matthieu. Le quatrième est comme un aigle en plein vol et représente Jean.
Les fonts baptismaux ont été réalisés à partir des vestiges d'un monument funéraire de René d'Amoncourt, abbé de de la Ferté au XVIe siècle. Le pilier hexagonal est garni d'un double rang de niches dans lesquelles étaient placées des statuettes en haut-relief représentant des personnages tenant des phylactères. Sur la paroi, une gloire de stuc met en scène la colombe de l'Esprit-Saint jaillissant des nuées célestes avec trois anges polychromes.